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Enrique Iglesias en privé

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Enrique Iglesias : un corps, une voix, un cerveau. Diplômé de d’économie et de business, président de la banque interaméricaine de développement … Ah non, oops, c’est un homonyme. Enrique Miguel Iglesias Preysler vs. Enrique Valentín Iglesias García, difficile de les différencier.

Souvenez-vous. Souvenez-vous l’été 1999. Vous vous trémoussiez alors sur des rythmes latinos mambos, pour fêter dignement la fin du millénaire. Alors que Ricky Martin et Larusso sévissaient encore avec succès, Enrique Iglesias se lançait sur les marchés mondiaux avec des tubes mi-hispaniques mi-anglophones, dont le fameux “Bailamos“. Succès immédiat et total, Enrique devenait alors l’idole des minettes, après que son père, Jules Les Eglises (alias “Julio Iglesias”) ait déjà déblayé le terrain (de foot) quelques (“dizaines d'”?) années plus tôt.

Enrique tient probablement de son père le gêne du survivant (le “koh-lantaus genus“) : 10 ans plus tard, il peut se permettre de donner des concerts gratuits, de co-écrire ses chansons et de taper dans les tops des charts un peu partout dans le monde. Les NRJ Music Awards l’ont même sacré artiste masculin international de l’année 2009. Wouah, ça déconne pas.

Le 15 Décembre 2008, au VIP Room Theater de Jean Roch (ex-Scala, présent depuis les années 80 tout de même), se déroulait un concert privé et “exceptionnel” sponsorisé par Bouygues Telecom et NRJ notamment. Une personne de ma famille ayant gagné des places, je m’y rendais donc dans l’espoir de pouvoir hurler “PATRIIIIICK” parmi des fans déchaînés, en bon Calamar que j’étais. Et ben ça a pas loupé.

Alors que je réussissais à attraper 2 cocktails alcoolisés sans avoir le fameux “bracelet-pour-se-bourrer-la-gueule” (ahah, rentabilisation de soirée !), l’attente commençait à se faire sentir. La scène se prépare, les instruments sont mis en place mais toujours pas de star de la pop. En revanche, dans la petite salle bondée, NRJ passait ses artistes phares, Britney Spears en tête.

Quand soudain apparut l’Homme, le Mythe. 1h de queue pour les fans, 1h30 de retard pour la star, tout va bien. Il se joue des cris de ses fans en délire, et met en marche l’option “déhanché sexy du mec cool“. Le problème, c’est qu’il devient vite insupportable (si tant est qu’il ne l’était pas à la base). Courir sur scène, bon, si tu veux avoir l’air con, pourquoi pas. Monter sur les enceintes (cf vidéo), si tu veux mourir, pourquoi pas. Inviter Nâdiya parce que t’es en France et faire genre tu l’embrasses, si tu veux faire plaisir à tes fans en manque de scoops people, pourquoi pas. Mais alors expliquer que “I don’t care, I’m gonna get drunk tonight” et s’envoyer en conséquence de la vodka au goulot, est-ce que cela excuse de rentrer dans une logique de domination pathétique, en expliquant à un fan que “yes, you want some” [vodka] avant de lui en verser directement dans la bouche ? Est-ce que cela explique de prendre des caméras, de se filmer avec sous toutes les coutures (et même sous la ceinture, dans son pantalon carrément, tiens. Classe.) avant de JETER cette même caméra dans le public ?

Un playlist minimum (concert gratuit oblige -et puis j’allais pas payer non plus, oh-), qui a ravi les fans, bien sûr. Mais dans un espace si exigu, avec une plutôt bonne sonorisation, certes, je me demande encore comment ils ont pu pleinement apprécier. Alcool et fascination, je suppose. Reste à savoir quelle fut la répartition entre fans et star.

BAILAMOOOOOOOOOOOOOOS

P.S : je tiens à préciser que je suis un anti-public pour ce genre de spectacle, que je déteste qu’on me donne des ordres pendant les concerts, et donc que forcément, me harceler pour savoir si je suis “fucking with [them]“, ça m’énerve. Cela dit, j’ai bien aimé la chanson d’intro (dont je ne connais pas le titre). Mais ouais, M. Bailamos il fait pas que de la merde, à défaut de ne pas s’être pris pour de la merde ce soir-là.

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