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Get high with Air France.

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Motivation pour recopier ce que j’ai écrit pendant le vol, c’est parti, pour une fois ne reportons pas à demain ce que l’on peut annuler aujourd’hui.

Mais nom de Dieu de bordel de chien, qui sont tous ces gens qui vont à Seattle un vendredi 25 Septembre ?
Et qui est cette chanteuse entre Bjork et Cœur de Pirate qui braille dans les hauts parleurs ?
Et pourquoi est-ce qu’avec DIX heures de vol on n’a qu‘un sachet pour vomir ?
Et qu’est-ce que je fais là en fait ?

Bon déjà je sais que je suis là ET C’ÉTAIT PAS DIT.
D’ailleurs y a un simili tuberculeux à ma droite, c’est pas dit non plus que je survive à ce voyage. Mes condoléances à moi-même (qui, remarque, sera la moins emmerdée, bien tranquille dans ma boîte).
Mais revenons dans le fluide de l’écriture (non j’ai pas vomi).

Je tiens à dire à mes amis de la secte des gens qui arrivent toujours en retard mais sont quand même stressés par ça que oui. OUI on peut quitter Bagneux à 8h10 un vendredi matin pour aller à CDG 2E malgré un billet “vol à 10h30, dépose-bagage jusqu’à  9h30, embarquement à 9h45 qui se finit à 10h” hihi. (Pour info on arrive à 9h29 à l’aéroport et on découvre que c’est pas grave).

Cependant faut être vigilant quand même quand Monsieur Gilet Jaune t’indique ta file de couleur en fonction de ton heure d’embarquement.

  • Vert : holy fuck ton vol est dans 3h10 mais tu as vécu dans le pays de l’étrange (l’Algérie mettons). Tu sais donc qu’un bon vol est un vol où tu réalises un temps d’avance inversement proportionnel au temps de retard de l’avion. Temps d’avance qui sera lui-même annihilé par le personnel au sol à la fouille facile. Coquins.
  • Jaune : ouais bon pour cette fois ça va mais t’arrête pas regarder les fleurs non plus.
  • Orange :  you’re in the shit man, GO AND RUN.

Vous vous doutez bien que je devais aller en orange et que le mec m’a dit d’aller dans la file verte. OUI MAIS NON.

D’ailleurs depuis mon cours International Protection of Human Rights (c’est pompeux mais pas terrible comme cours) je suis très calée en cas de discriminations. Ainsi, on pourrait monter une class action entre le gothique qui doit enlever systématiquement ses rangers, ma mère qui doit enlever ses plombages, et GI Joe qui doit enlever ses jambes.

Une fois la fouille au corps passée (2 fois tiens, des fois que j’aie récupéré une kalachnikoff entre mes deux passages sous le portique), et le fameux arrêt “hey could I see your bag Miss ?” (moi avoir vraiment tête de terroriste), tu te crois délivré du fléau du mal aéroportuaire et c’est peut-être le cas mais HEUREUSEMENT tu as encore devant toi un bon lot de connerie gratuite, ah, ouf, t’allais justement en racheter.

Exemple anodin. Autant j’admets bien volontiers que oui, dans un aéroport, on peut trouver des gens qui ne parlent pas français et donc sont un peu perturbés, autant je ne comprends pas pourquoi quand tu cherches ta porte d’embarquement tu trouves une dame au sourire figé tenant une pancarte A COTE de la pancarte t’indiquant les directions. Toi t’es discipliné et poli, tu fais un sourire et tu donnes du “merci” à volonté comme si t’étais chez Flunch. Ca n’a pas de goût, c’est désabusant d’inauthenticité, mais ça mange pas de pain (et ça casse pas trois pattes à un canard).

Bref tu fais ton bonhomme de chemin et très vite tu te rends compte que la dame était probablement une SDF qu’on a récupéré à la va-vite en la déguisant en hôtesse d’Air France. Elle est hongroise elle sait pas ce qui est écrit sur son panneau, et elle ramène du client au duty free, en bonne rabatteuse professionnelle.
Américain derrière moi : Uh ? I mean, their indications led us … there ?
Femme de l’américain : It’s … nonsense.

WELCOME TO FRANCE. Quoi que, l’Italie réussit à mettre des pancartes vers des aqueducs qui n’ont jamais existé. Pourtant, depuis la chute de l’Empire Romain je crois qu’on avait le temps de s’en rendre compte.

Assumons que tu décides, frustré par l’Europe d’avoir cherché des voies romaines à Zurich (pourtant le rital t’avais bien dit de continuer tout droit, je sais mon ami) et du bon foot à Paris sans aucun succès, et bien assumons que tu décides d’aller chatouiller du bout de la frite le rêve américain. Et bien là tu passeras à travers monts et vallées pour te retrouver face à un couloir d’aéroport à équidistance de deux avions (parmi au moins 4 accessibles, en fait). Et là tu flippes. T’as un billet avec un numéro de siège et dans un avion  Air France tous les billets sont gris avec écrit ‘”il a payé” dessus. Tu as passé tous les 8372 contrôles. Qui est le parano qui va s’amuser à revérifier ton billet à moins que Ben Laden ne soit ton voisin de siège ? PERSONNE mon gars.

Je peux vous  dire que cette phrase qui n’a l’air de rien, qui n’est rien d’ailleurs mais qui fout la honte quand même (“excusez-moi, c’est bien l’avion pour Seattle ?”), elle a fait mal. En plus la stewartesse s’est foutu de ma gueule en me disant que c’était pour San Francisco. D’ailleurs il était vraiment pour San Francisco, et c’est vachement cool.

Maman si tu lis ça, cette dernière phrase était une BLAGUE.

En parlant de blagues, random things about my flight.

  • Les stewartesses  sont les filles douées en amour dont parlait Foresti, puisqu’elles se sentent obligées de préciser que “le comptage est terminé” avant que tu ne décolles.
  • Ça m’inquiète toujours un peu qu’ils te disent “vérification de la porte opposée” et que personne ne se préoccupe de la porte opposée à la porte opposée.
  • Ça m’inquiète aussi que le siège le plus cher quand tu prends ton billet avec des Miles Flying Blue soit celui qui donne sur la sortie de secours*.
  • Le pilote s’appelle … Martial Hiver. Wouah. (Coucou s’il s’est googlé.) Mais Martial de toute façon n’atteindra jamais le niveau du pilote Dieuleveut, qui finalement est presque comme un pilote qui s’appellerait Inch’Allah.
  • Ce qui donnerait donc des phrases rigolotes, mais pas forcément du niveau de :
    – “Bienvenue donc dans cet A330 à destination de … euh … Seattle.” (le pilote)
    – “Au cours de ce vol nous traverserons des zones de turbulence et nous ferons notre possible pour … (survivre ?) … euh … rendre ce vol agréable.” (le même)
    – “Le personnel chargé de l’insigne rouge est chargé de votre sécurité”. Contre Jean-Luc Delarue donc, les sans-insignes rouges ne peuvent rien faire, que ça se sache. (commandant de bord)
    – “veuillez suivre le marquage au sol, enfin à côté” (commandant de bord bourré je crois, parce qu’il faut quand même être sacrément torché pour suivre les marques des nuages)
    – la meilleure : “en cas d’évacuation vous devrez abandonner. (silence de 5 secondes) Tous vos bagages.”
    – “vous trouverez l’ensemble de nos boissons que nous.” (ils ont jamais fini)

Moi amigos, j’ai fini mon vol, et la suite au prochain numéro.

* Je sais, tu as plus de place pour les jambes, mais je m’en fous, j’imagine mes conneries si je veux.