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Le CEVIPOUF a encore frappé.

huskyplate

Parfois Internet, c’est chelou.

Que mes potes lisent mon blog, je trouve ça super génial merci bisous <3
Sans compter les gens qui mettent des liens vers mon blog, danke sehr encore une fois. D’ailleurs moi aussi j’ai des liens en bas à droite, c’est pas qu’à usage personnel.
Que les potes de mes potes lisent mon blog, c’est gentil bisous aussi.
Que des gens sans aucun rapport avec moi lisent mon blog, je trouve ça déjà bien plus inquiétant fascinant. (merci aussi)

En effet je ne connais personne à Sidi Bel Abbès (je vous jure), Bagnols-sur-Cèze (et merde, l’autoroute à côté c’est l’A7 pas l’A16), Gouvieux, St-Jean de la Ruelle, Colchester, Tunis, Annecy-le-Vieux ou encore Basse-Yutz (nom rigolo). Sinon je suis très lue à Franconville. Bon à savoir. Je trouve ça cool au passage que dans la liste, St Cloud soit entouré par Ithaca (coucou Juliette) et Beverly Hills (coucou Louise je suppose).

Anatomy of the world

Coucou à mon visiteur sur Opera, mes 3 visiteurs iPhone (j’aime à savoir que des bourges se glissent dans le tas), mes 17 boulets qui ne prennent pas en charge Java (oui stat importante), mes 17 personnes aussi qui utilisent le wifi de ScPo pour passer le temps en CM.

D’après Google Analytics, il fut une époque où l’on pouvait accéder au Calamar Déchaîné en tapant “will smith oreilles décollées”. Ben par ici c’est pas mieux.

  1. Le top du top des mots clés reste “Anatomy of Seattle”. Ouf.
  2. Le 2e et déjà ça part en vrille (record) : c’est quand même “air france vérification de la porte opposée”.
  3. Puis “alert à maliub” (dans le Kazakhstan)
  4. Suivi de “bisous” (mais qui est le con qui tape bisous ? et surtout, qui se tape au minimum 49 pages avant de cliquer sur mon site)
  5. Celui-ci me laisse dans une grande perplexité. Parce que si c’est quelqu’un qui a lu mon blog, est à ScPo mais ne se souvenait pas du titre, admettons. Si c’est juste quelqu’un de Scpo, là, je m’inquiète. Le mot clé est : “blog cédric prunier sciences po seattle”.
  6. En 6 & 7 nous avons deux personnes qui n’ont pas du être déçues du voyage : “classement george washington university usa” et “classement UFC 2010”. Idem pour ceux qui veulent savoir combien d’heures d’avion y a t’il entre Seattle et Paris (la réponse est “beaucoup” mais de toute façon si tu veux venir, t’as pas le choix, pis l’avion sera toujours plus rapide que la combo vélo + pédalo)
  7. Alors là un de mes préférés, quelqu’un a tapé “habille toi comme un property et non pas comme un suspect” dans Google et est tombé sur mon blog (résultat n°1 haha) alors que j’ai jamais joué toute seule à Kamoulox.
  8. Quand même deux entrées pour savoir l’âge de Maurice Olivari ou juste qui est cet homme extraordinaire.
  9. Grandiose aussi, nous avons deux entrées là aussi qui font parties des meilleures de la terre, l’une étant “image bisounous gothique” et l’autre “image de bisounours qui fait un fuck”.

Je pensais que j’avais atteint le summum là, mais je me trompais lourdement. Depuis que j’ai commencé à écrire cet articles sont apparus de nouveaux mots clés. Je vous laisse savourer, comme dirait Raymond Domenech.

  • fake ID plastification (n°3, subversion)
  • camionnettes putes (n°9, Joan on t’a reconnu)
  • quelqu un connait t il le classement des four de que choisir (n°24) (Le jour où Google met une option un peu comme avec la calculatrice, qui affiche en haut “Oui, moi.” et ne met aucun lien, je meurs de rire.)
  • t-shirt superman,hello kitty ou les trouver a bourge?? (tous ensemble : “DTC”.)

Dans les années 60-70, des milliers de chercheurs, de scientifiques, d’ingénieurs, réunissèrent leurs efforts pour créer un réseau d’ordinateurs à l’échelle mondiale, capable de transporter des données au dela des océans et des frontières. Ils pensaient que cette aventure extraordinaire permettrait aux cerveaux du monde entier de faire connaitre leur travaux, de répandre leur savoir et leur reflexion. Au dela d’un réseau d’ordinateur, c’etait un réseau d’êtres humains qu’ils voulaient tisser, pour faire avancer l’humanité toute entière, partager l’information, la connaissance. Heureusement pour nous, tout cela disparaitra bientôt, et nous pourrons enfin faire d’Internet ce que nous voulons tous : une boite de nuit virtuelle géante ou on drague des boudins sur IRC en écoutant un mp3 de Ricky Martin tout en scannant sa photo en 16 millions de couleurs pour etre élu Mister Infonie.
(Ca commence à dater, mais ce site restera à jamais mon préféré.)

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P-sicko-pathes.

huskyplate

Dr House me manque. Les housisms, évidemment, mais SURTOUT, SURTOUT : le catalogue de maladies que je peux avoir. Grâce à Dr House, je me suis autodiagnostiqué avec succès 2 tuberculoses infectieuses, 1 petite pneumonie nasale, 1 syndrome de Münchausen, 2 narcolepsies, 19382 schizophrénies, 3 cancers de la prostate et 1 syndrome du membre fantôme (-10% sur le total avec la carte Monoprix-QFC-Club Dorothée).
L’hypocondriaque est rigolo. C’est le seul qui ne se voile pas la face, il revendique son hypocondrie : ça fait une maladie de plus, OUAAAIS !

Depuis que je suis arrivée j’ai été vraiment malade deux fois, dont ces derniers jours. Mais bon, mercredi ça allait un peu mieux, je me croyais sortie de l’auberge française, j’étais perdue au milieu de mes pensées (pardon, de ma pensée,  faut pas déconner) à me dire que quand même, la fièvre/toux/nez qui coule, c’était pas si grave, au moins j’aurais pas eu la conjonctivite (ah elle est bien n°2 sur le classement des maladies chiantes que j’ai déjà eu c’te pute).

Ben tu le vois venir Elvire, qu’est-ce que je me tape pas jeudi matin ? Une petite CONJONCTIVITE. Et là je pense à mes lecteurs qui trouvent que  quand même, les explications qui sentent bon la Soupline  lavande sont toujours “un peu trash”. Afin de leur éviter d’aller chercher par eux-mêmes les tenants et aboutissants de tout ça, je vais leur expliquer en deux mots. Les mots sont : LA et MERDE. Tu te réveilles, tu te demandes si t’as rêvé ou si la veille tu pouvais encore ouvrir tes mignons petits yeux. Ben là, non. Alors tu descends de tes combles via tes escaliers à faire pâlir un chamois (médaille) d’or de descente montagneuse, tu considères l’option “(faire) installer une barre de pompiers”, et tu te rends compte une fois dans la salle de bains qu’en fait, tes yeux ont décidé de s’inonder d’une sorte de morve bizarre. Et ça colle. Errrrk. D’ailleurs la nature trouve ça dégueu aussi, alors plutôt que coller jusqu’à la fin des temps, ça sèche. Heureusement une fois que tu t’es arraché les cils, t’as plus de problèmes.

Bon ben cette fois-ci on me la (re)fait pas, je suis à l’étape “début des emmerdes”, je me rends direct à la pharmacie la plus proche la moins éloignée à la pharmacie quoi, et je me la joue française.

En France tu viens dans une pharmacie, tu dis “bonjour, j’ai une conjonctivite”, le pharmacien te répond “ah oui, je vois” en se foutant de ta gueule parce que t’as le regard d’un rat de laboratoire dans les phares d’une bagnole (c’est Minus et Cortex Cortex Cortex), et il te donne ta collyre antibiotique. Emballé c’est pesé.

Aux USA tu regardes un peu les produits, tu prends de la Visine, tu dis “bonjour, j’ai une conjonctivite”, le pharmacien te répond “oh yeah, I see that. I’m so sorry.” (ah c’est donc toi qui me l’a refilée ?). Et il te rajoute l’air de rien que ce que tu veux prendre sert à rien, ce sera même pire, la seule solution c’est d’aller au Health Center se faire prescrire les fameuses gouttes. Et puis de toute façon “it’s going around, many people are getting it these last days“. Bon ok, c’est parti on y croit, on retraverse le campus direction le HC.

Ben fallait pas y croire.

Etape 1 : le dossier. Nom prénom numéro de téléphone adresse assurance (“ben en fait euh j’ai une assurance mais PAS TROP…”), choix d’un contact sur place au cas où TU DÉCÈDES, sur le billard je suppose. Pour une conjonctivite. Et au Health Center de l’uni. En plus j’imagine tellement une salle d’opération sousterraine (jolie ortho) pour étudiants, la faute aux restrictions de budget, qui opèrent sur de vraies tables de billard entre deux beer snooker.
Ou alors décès dans les salles d’attentes, parce que c’est vrai que tu poireautes tellement longtemps qu’à côté de la sortie y a un stand  d’huile d’olive première pression pour l’extrême onction. En fait ce dossier CIA ça a beaucoup de gueule mais ça vaut que dalle. Déjà parce qu’elle a quand même mis que mon année de naissance était 1979. Et ça l’a pas choquée, merci (ça a plus choqué le médecin qu’à 30 ans je sois undergrad. Différence culturelle là aussi, car en France un étudiant en médecine de 30 ans qui retape sa 3e année en Roumanie, c’est normal.). Ensuite, parce que j’ai dit “bonjour je veux juste une ordonnance en fait, j’ai une CONJONCTIVITE”  et en bonne CAP Secrétariat médical elle m’a dit “oui ok vous allez voir une infirmière”. D’un autre côté le prochain rdv avec un médecin disponible était Lundi prochain. Pas de veine (huhuhumour de médecin).

Etape 2 : la signature du dossier. Tout électronique, tu sais pas ce que tu fais mais alors les décharges (y compris la décharge pour te laisser examiner MALGRÉ le fait que tu sois venu de ton plein gré) tu en signes. Tout ça pour que ce soit plus simple la prochaine fois. Oui mais tu as droit de venir qu’une fois par trimestre. Hinhin.

Etape 3 : la salle d’attente au fond du couloir, mais pas celle des tuberculeux swine flu. Ceux qui toussent ont droit à un masque bleu trop cool, toi tu as droit à ceux qui toussent aussi mais qui sont pas là pour ça, donc on considère que c’est pas grave. On est gentil on se concentre sur sa maladie, on ne disperse rien d’autre que ses microbes.

Etape 4 : WEEE quelqu’un.
Moi : Bonjour j’ai une conjonctivite. (au bout d’un moment y en a un qui va croire que c’est mon nom)
Pas moi : Ah ben il faut que voyiez un docteur l’infirmière en chef enfincétoupareilhein.
Moi : Ah oui mais non j’ai mon BTS médecine je sais que j’en ai pas besoin.
Pas moi : Fuck.
Moi : ok.

Etape 5 : Attente du rdv à 15h40. 16h. Toujours personne.

Etape 6 : un infirmier arrive ! Et là, on peut juger l’excellence des cours 101 how to make a patient feel relaxed : “when did it start ?”. Ce matin. “WOUAH”. Ah oui fais moi plaisir mec. Le gars écrit en majuscules sur son ordi “PINK EYES”. Oui il faut savoir qu’ici tu as les yeux rouges mais ils sont roses, tu es roux mais tu as les cheveux rouges (alors qu’en fait c’est orange on est d’accord), tu traverses au vert mais le feu est blanc… Et tu fais des examens sur des “blue books” qui sont des cahiers appelés en espagnol “libros verdes”. Il y a donc des langues encore plus cheloues.

Etape 7 : “I’m gonna check your vitals !” Mais je t’ai dit que j’étais pas en train de mourir, j’ai juste besoin de mes putain de gouttes pour les yeux !!!
Prise de température. L’infirmier me gratifie d’un “good job“. Idem pour la tension. Ouais je sais je gère.

Etape 8 : Il se barre en marmonnant “A doctor will come.” MAIS PUTAIN.

Etape 9 : observer la salle, être tentée de piquer une boîte de pétri et quelques seringues au cas où (c’est pas écrit DO NOT TOUCH). Et ben apprenez qu’un test de grossesse c’est 40$ pour une mauvaise nouvelle, un test “l’intégrale des hépatites” c’est 160$ la mauvaise nouvelle, le moins cher c’est un test sur la syphilis, seulement 17$ HT, les économies d’échelle tout ça.

Etape 10 : le médecin arrive, s’excuse du retard (30 minutes). “You are ?”. Ben I am passablement énervée avec mes “pink eyes” (et je DÉTESTE le rose). Et là elle montre mes yeux, elle prend sa respiration et elle me dit “vous êtes là pour ça ?”. BEN NON Ducon, mes yeux rouges sont assortis à mes pieds bleus, c’est le fait d’avoir deux oreilles qui m’inquiète.

Et à la fin, 2h30 après ton arrivée sur place (pendant lesquelles tout le monde est passé, même les gens arrivés après toi. ‘Ai pas compris.), tu termines dans une pharmacie cheloue où ils ont du prendre 31 personnes depuis le début de la journée selon leur ticket de boucherie à récupérer à l’entrée.  Et ça recommence, entre deux vérifications d’identité. “Vos gouttes, vous comptez les mettre dans les deux yeux ?“.

RAAAAAAAA donnez moi de l’arsenic qu’on en finisse.

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2012

2012film

Blockbuster américain, le dernier né de Roland Emmerich a réussi un exploit de taille : atteindre le niveau de Terminator 3 dans la palmarès des films les plus éprouvant à regarder sans pleurer son désespoir. Son seul intérêt ? Le regarder après une petite visite sur IMDB. Le site de référence vous propose une liste de films que vous pourriez aimer si vous êtes intéressés par 2012.

  • Independance Day
  • The day after tomorrow
  • The War of the Worlds

Merci IMDB. Grâce à toi j’oublie que John Cusack est décidément un TRES mauvais acteur, que le scénario est aussi prévisible qu’ennuyeux, j’en viens même à considérer que je peux survivre à 2h40 de fin du monde qui n’arrive jamais (mais non j’ai pas ruiné la fin). Grâce à toi j’ai compris la réelle nature de ce film : c’est une blague. Une parodie de film apocalyptique. Un film qui ne se prend pas au sérieux, qui enchaîne les effets spéciaux ne s’arrêtant que pour retarder le déluge final par une avalanche de bons sentiments. Car oui il faut le reconnaître, et ce à la lumière des 260 millions de dollars de budget du film (rien que ça), les amateurs des effets spéciaux de pointe seront ravis par la qualité de 2012. Le film fait ce qu’il y a de mieux. Il reprend aussi ce qui a été fait de mieux, d’ailleurs.

2012, c’est en effet un best-of des meilleures scènes du genre : la fuite en voiture et la trame familiale du père rejeté type War of the Worlds, l’avion « that’s Russian » (la meilleure blague du film. Je sais, on dirait pas.) aux airs d’Air Force One, l’arrivée en Chine aux accents de James Bond, le déluge version Le jour d’après, la grandeur de l’Amérique et de ses présidents merci Independance Day, les tendances au sacrifice du héros spéciale dédicace Bruce Willis et Armageddon, la vague anti-gentil-scientifique OH MAIS C’EST DEEP IMPACT, et pour finir la famille qui s’aime ah ben tiens les Bisounours (grand film d’action). Le tout couplé à une reprise approximative de tous les films de catastrophe sismique possibles et inimaginables, que l’on pense au Pic de Dante ou à Twister..

Un film qui fait du bien à la culture ciné, somme toute.

Surtout quand on se souvient que Independance Day, c’est Roland; et que le jour d’après, ben c’est Roland aussi.

Ça en devient rigolo.

Pleine d’espoir, j’aime entrevoir dans 2012 une critique de la société américaine et de ses aspirations à sauver le monde, un foutage de gueule hommage à (ses propres) films du genre catastrophe, et surtout, une façon de surfer sur la vague des prédictions Maya. Le talent d’Emmerich, en plus d’accumuler les stéréotypes et les tentatives d’humour à un rythme effrénant dans un scénario qui ne tient que par ses incohérences, c’est d’avoir compilé toutes les emmerdes qui pouvaient arriver à notre chère planète dans une seule pellicule : il ne manque plus que l’arrivée de Godzilla (ENCORE ROLAND) au milieu de tout ça, et on était avait fait le tour du mode « Catastrophes » de Sim City. Sauf que dans Sim City, y a pas un con qui court partout pour sauver le chien, ni une tentative de moralisation chrétienne en plein déluge biblique, la dernière image du film en étant un très bon exemple.

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Les chèvres du Pentagone

neweartharmy

Improbable titre, improbable casting, mais pourtant irrésistible, « the man who stared at goats » a été le coup de cœur de la fin 2009 pour le Calamar aux USA, un véritable croustillant d’absurdité dans un feuilleté politique. Basé sur un roman de Jon Ronson révélant les expériences de l’armée américaine à la recherche de techniques paranormales, ce film délirant de Grant Heslov nous prévient d’entrée : « more of this is true than you would believe »…

Tout commence en 2003 quand Bob Wilton (Ewan McGregor), reporter du Michigan au cœur brisé, décide d’oublier son chagrin d’amour en faisant du journalisme, du vrai, en trois mots comme en cent : du reportage en Irak. Mais c’est un autre sujet qui va s’offrir à Bob lorsqu’il rencontre un certain Lyn Cassady (George Clooney), qui va lui faire découvrir les secrets de son unité très spéciale. Formée par Bill Django (Jeff Bridges) après la guerre du Vietnam avec pour mission de changer la guerre telle que nous la connaissons, la New Earth Army prépare ses recrues à utiliser leurs pouvoirs psychiques pour faire la guerre sans autre violence que celle issue de leur esprit. Au menu pour ces apprentis « guerriers Jedi » (jolie résonance avec le passé d’Ewan McGregor) à l’intuition surdéveloppée : cours de danse et passages à travers les murs, invisibilité et façonnage de nuages, rien que ça ! Autant de capacités surhumaines qui mène la paire Clooney/McGregor sur les traces d’un Django apparu en vision à son protégé Cassady, convaincu que malgré une terrible malédiction qui pèse sur lui, il a reçu la mission d’aller secourir son mentor..

Mais que viennent faire les chèvres là-dedans me direz vous ? Et bien elles représentent le tournant dans la vie de Lyn. Forcé d’utiliser ses pouvoirs contre l’une d’entre elles, il claque la porte de son armée de hippies, convaincu que de telles capacités ne peuvent être utilisées pour faire le mal. Une vision totalement opposée à celle de Larry Hooper (Kevin Spacey), l’ennemi maléfique, aujourd’hui devenu responsable d’une équipe de recherche privée sur les … pouvoirs psychiques et paranormaux.

Excellente comédie satirique aux allures de film des frères Coen, Les chèvres du Pentagone fait mouche à chacun des gags tous plus improbables les uns que les autres, servis par un hilarant George Clooney en grande forme, un convainquant Jeff Bridges dans une de ses meilleures performances, un Ewan McGregor impeccable dans le rôle du faire-valoir incrédule, et un Kevin Spacey délicieusement méchant. Les plus intellectuels verront une critique mordante de la guerre et de ses méthodes (qu’on pense seulement à Guantanamo ou Abu Ghraib), de l’idéalisme, du patriotisme américain, ainsi qu’une jolie mise en images de l’histoire du First Earth Battalion de Jim Channon. On regrettera que le film ne dure qu’une heure trente (bien que mieux vaut un film court bien ficelé qu’un film fleuve dilué) !

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Simon says.

huskyplate

Simon Monceau a tenu à sponsoriser un post “Ça va se savoir, dans le petit théâtre de la vie, mais la vie est-elle un théâtre ou un cinéma, car nous mettons bien du cinéma dans notre vie et de la vie dans notre cinéma, le petit cinéma où nous allons, des fois, parfois, quelques fois toi toi mon tout mon toit, et nous en avons des crises de foie”.

  • J’ai compris le système de numérotation (bon ça fait bien 1 mois mais j’avais pas le temps -mouhahahahrf rire gras- d’écrire) des maisons. Tu prends une rue. Mettons, la 25e (tiens, et si on testait la capacité distrayante des parenthèses). Tu fais des croisements (je vous ai dit qu’en polonais on dit pas “saoul comme un polonais”, non, c’est pas forcément source de fierté nationale, mais “saoul comme un russe” ? ET C’EST VRAI que les russes y vont pas avec le dos de la cuillère à caviar non plus. Coucou Maria & Vladoo.). Mettons une 5e et une 6e (alors qu’une 6e et une 5e ce serait con, y a aucune raison que l’on compte à reculons les rues, à moins que tu ne viennes dans l’autre sens, et encore les numérotations ne changent pas en fonction de ta position par rapport à la Seine AU CONTRAIRE DE PARIS (HAHA double parenthèse, + 500 points.)(ah j’ai oublié d’écrire dans la parenthèse : donc oui, “au contraire de Paris”, commentaire très con. Bourg-en-Bresse par exemple doit avoir fait sa petite merde toute seule, je les vois mal être désespérés au point de tout faire par rapport à la Seine.) Ouais, y a des conneries du genre quand t’es perpendiculaire à la Seine, les numéros sont croissants sur ta gauche ou sur la droite enfin bref.). Et bien sur la 25e entre la 5e et la 6e, les numéros seront a priori entre 500 et 600 (ah ouais et puis à Prague y a un magasin trop cool où il vendent de la vodka au cannabis, et de l’absinthe aussi, en libre service.). Entre la 6e et la 7e les numéros vont du 600 au 700. Et c’est tout le temps comme ça.
    SAUF
    : DES FOIS.
  • Quand tu commandes un CD allemand sur Amazon, (“mais pourquoi  tu fais ça ?”) il atterrit à Fernley, Nevada. Alors que moi quand je vais à Las Vegas, j’atterris pas dans le Nevada, j’atterris dans l’Utah parce que Thomas a décidé de manger un hamburger chez Wendy ‘s et nous a fait louper l’avion. HUHUHU.
  • Le danois c’est moche. Ça ressemble un peu à … comment dire ça.  Ben en fait, ça ressemble à, ben ouais, à rien en fait. Je crois que le truc qui se rapproche le plus du danois,  si ce n’est le suédois, le norvégien et le martien, c’est le cri du fils du chasseur quand il prend une balle perdue par Papa.
  • A Seattle, on PEUT voir des films turcs, mais faut payer (mouhaha).
  • Sujet d’actualité du jour : je ne comprends pas la conception des toilettes dans ce pays, mais j’ose pas prendre des photos de peur d’être expulsée pour maladie mentale. Et puis je me souviens d’un épisode de New York Unité Spéciale sur un mec qui filmait les toilettes des filles pour ensuite les revendre sur un site porno (je sais pas si on peut appeler ça un site porno, remarque) hébergé en République Tchèque. Oui, TOUJOURS en République Tchèque. Notez qu’en France on ne casse jamais de sucre sur la Tchéquie (ça doit être le 3e effet Kiss Cool de la conférence Munich, allez les mecs on avait dit qu’on en parlait plus).
    Donc aux USA quand tu vas aux toilettes, tu te coltines une sorte de disproportion inquiétante. En fait, une disposition inquiétante. J’admets, les portes ont des fentes de 3cm sur les côtés. Mais surtout, quand tu vas te laver les mains tu as droit un robinet qui déverse l’eau sur le rebord, un pousse-mousse (et non un POMPLAMOOSE, premier mot en français appris par l’ami danois) 20 cm trop bas pour toi, et puis tiens, un autre 20 cm trop haut pour toi. Idem avec les miroirs. Soit tu n’en as pas devant toi (et ça te force à aller spécialement te regarder et donc d’avouer ton narcissisme) soit tu en as, mais au niveau de la braguette (ça pourrait être conceptuel) et un autre au niveau de … 30 cm au-dessus de la taille moyenne des utilisatrices. Des fois que tu t’appelles Marge Simpson.
  • AHAHAHAH j’ai niqué le système !!! Alors comme ça on a pas le droit d’acheter de l’alcool en dessous de 21 ans. FAIL il suffit d’aller dans une pharmacie située dans le premier supermarché du coin et d’acheter de l’alcool pour désinfecter, tout ce qu’il y a de plus normal et finalement de pas si éloigné du bon vieux Schnapps de Papi Jürgen Mougeot. Ahah, la bière à 5% on peut pas mais 70° roulez jeunesse en sens interdit sur la I-5 sur une roue. Sont cons ces ricains.
  • Et surtout, louze Seattle, il est temps de l’avouer, moment histoire moment culture, la ville reprend le nom d’un chef indien. Oui mais dans la tradition indienne si tu dis le nom d’un mort et ben tu troubles son sommeil éternel.

SEATTLE SEATTLE SEATTLE

MICHAEL JACKSON MICHAEL JACKSON

HERBERT LEONARD HERBERT LEONARD (ah non pardon il est pas mort)

ARIELLE DOMBASLE ARIELLE DOMBASLE (ah MERDE elle est pas morte*)

* Ok BHL ne prends pas ça comme une nouvelle preuve du complot contre les juifs nouvelle preuve de l’antisémitisme ambiant dans la société, la preuve, je viens de manger des cacahuètes. Grillées. EN PLUS.

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On a tous peur de quelqu’un.

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Et ce quelqu’un, c’est ma coloc.

Pas de chance, hein ?

  • Elle se lève à 4h30. L’heure à laquelle je me couche. Encore un peu et je vais lui proposer de revendre nos serrures, on n’en a pas besoin si y a tjrs quelqu’un de levé. (Oulà faut que j’arrête les soirées Esprit du Capitalisme es-tu là.)
  • Elle se lève avec les poules MAIS ça ne l’empêche pas d’avoir cours à 10h20 et de partir en laissant une montagne de vaisselle dans l’évier. Ce qui me permet par la suite de faire mon Facebook vivant et de la stalker sur ce qu’elle mange. J’aurais dû me douter qu’un premier indice serait dans le frigo avec le colonel Moutarde et le chandelier de Hannukah : tout ce qu’elle bouffe possède une étiquette écrit en chinois/japonais/petits dessins rigolos. Tout ça finit dans des récipients digne des meilleures dinettes. Enfin, je crois. J’ai jamais eu de dinette, c’est un des grands regrets de ma vie avec le fait de ne pas être grande belle et lusophone propriétaire d’une petite maison chatoyante dans les bois. Oui, de ne pas être un travelo brésilien à Paris, en quelque sorte. Bref. Mini tasses, mini verres, mini couverts, mini assiettes, de préférence en forme de fleurs ou de feuilles. Tout d’un coup j’ai l’impression d’être un ogre qui a débarqué chez les schtroumpfs, mais jaunes. Chez les Simpsons Lilliputiens si vous préférez.
  • Quand elle est arrivée, elle a amené tellement de trucs (depuis le JAPON) qu’elle n’a plus pu arriver jusqu’à son lit (mais retourne jouer à Tetris putain). J’avais de l’espoir que derrière sa façade austère, ma coloc adorée cache une chambre de débauche totale. C’est plausible pour moi, elle se ramène si souvent avec une nouvelle plante que ça pourrait être une manière déguisée de ramener du terreau pour ses cultures de plantes qui font rire. Elle a vécu au Vietnam/Chine/Japon, alors peut-être qu’elle croit que ses fougères sont de très bons plants de cannabis de contrefaçon. En tout cas déception, sa chambre c’est un temple bouddhiste  Hello Kitty où trône une happy lamp, juste à côté du jardin zen (ah remarque, peut-être qu’elle sniffe le sable). Une lampe qui donne de la lumière “solaire” pour combattre une maladie secrète de Seattle qui te ferait déprimer (heureusement qu’il fait moche donc, sinon ce serait les bisounoursx10^42, quelle horreur). Y en a qui sont jamais allés à Dunkerque hein. Fonctionne aussi : Paris 15e, Rungis, Arcueil, Villejuif. L’avantage de ces deux dernières villes étant qu’à la manière du quadrillage américain, tu peux facilement donner des rdv sur le modèle “rdv croisement *insert here random communist guy*/*insert here some random … communist guy*.
    Notre cuisine quand à elle surnage à peine entre les ustensiles so KAWAI =^^’=, comme le couvercle que tu mets sur le riz quand tu le micro-ondes et ça le désèche moins, les petits trucs en forme de cochon que tu mets dans le four jusqu’à 220°C (ça sert à les mettre dans le four jusqu’à 220°C), ou encore le galet en alu qui enlève l’odeur d’ail des couverts ou qqc du genre. Etant donné qu’elle mange pas d’ail, l’intérêt est limité.
  • Elle a décoré l’appart. Alors ok maintenant on a une nappe sur la table (merde, et le orange juice pong, je le fais comment ?) et des plantes un peu partout, ok on a des lampes. Mais le poster de Mona Lisa en peanut butter/jelly “Andy Warhol style” à côté des reproductions de peintures chinoises, c’est vraiment obligé ?
  • En fait je crois qu’elle n’est pas humaine. Elle a ce petit sourire zen plein de pitié et de compassion, ce petit rire tranquille, ce petit regard d’une analphabète en pleine dictée de Bernard Pivot quand on délire avec mes autres colocs sur les ceintures avec caméra intégrée. A chaque minute t’as l’impression qu’elle va se craquer et qu’elle va commencer son yoga pour éviter de te sauter dessus parce que t’as PAS ENLEVÉ TES CHAUSSURES. Et surtout, surtout. Elle marche pas. Elle glisse avec des petits chaussons en soie.
  • Sa major c’est histoire de l’art. Ça c’est bien la matière qui sert à rien mais qu’on a envie de donner à tous ces gens qui ont assez de patience pour rester 2h devant un verre brisé à un vernissage, avant d’annoncer que c’est révolutionnaire pour notre siècle (on est d’accord que le commun des mortels aurait râlé sur l’incapacité de la femme de ménage).
  • Pendant trois semaines elle a étudié comme une folle pour son cours de science. Sur la … météorologie. Tous ensemble, sa major c’est, c’est ? HISTOIRE DE L’ART. Donc son truc compte QUE DALLE. C’est comme si à ScPo on m’avait dit “hey n’oublie pas de réviser pour ta visite médicale, tu sais, là où on te demande si t’entends des voix et si tu te sens espionné, ça vaut bien zéro crédits ! Mais si, c’est important zéro crédits.“.
  • Quand elle est revenue de son midterm, qu’est-ce qu’elle a fait ? Toute personne normale serait partie dormir, facebooker, rêvasser, se bourrer la gueule (ou l’inverse). MAIS NON elle a nettoyé la maison de fonds en combles “pour se détendre”. *musique d’X-Files*
  • En parlant musique, elle écoute exclusivement du jazz et de la musique classique. Un jour que je serai de mauvaise humeur je vais mettre à fond Rammstein on va rigoler (et si je suis en mode suicidaire, je passerai Christophe Maé, comme ça on mourra d’une hémorragie interne de l’oreille externe).
  • Elle nous a proposé une sortie un dimanche matin. SON matin. 6h.
  • Comme je ne suis qu’amour et éducation cathololique,  généreusement je fais l’intégralité de la vaisselle de la maisonnée de temps à autres. Le lendemain, elle avait remis toute sa vaisselle dans le lave-vaisselle pour la RElaver. Je crois qu’elle a pas confiance. Va falloir que je lui rappelle que Paris n’est pas en Bretagne et donc que du mazout et des cormorans morts ne sortent pas de mon chapeau Tata Yoyo.
  • Ma coloc indienne a oublié de débrancher le rice cooker sacré pendant la nuit. Sans le mettre en marche hein, juste elle l’a pas débranché. Le lendemain, réunion de crise autour du lieu du crime et appel à l’autodénonciation. Le lendemain matin, le rice cooker avait disparu. FAUT PAS LA FAIRE CHIER ma coloc.
  • D’un autre côté elle a subi un traumatisme violent qu’il faut lui reconnaître. Lors de sa première année d’univ, une de ses amies l’a “traînée dans une frat” et je crois qu’ils étaient trop bourrés pour lui ouvrir par la porte principale parce que pour une obscure raison, elle a du rentrer par la fenêtre de la cave (?!). Elle s’est cognée, et elle a passé sa soirée à pleurer tandis que les mecs de la frat lui faisaient un bandage géant avec de la glace du congélo et du papier toilette. Ca la fait toujours pas rire. C’est bien con, parce que moi si.
  • Ah ben tiens, aujourd’hui 22h54, elle est partie se coucher. Moi je commençais à peine à réfléchir à ce que je pourrais bien me faire à dîner (je vis à l’heure de Wellington, c’est un choix personnel). Question que je me pose toujours à 2h10 d’ailleurs.

Mais sinon, elle est sympa haha. Sincèrement, je l’aime bien. Juste, j’ai une préférence marquée pour les gens fous, ou assimilés comme tels, et globalement un peu plus extravagants (je suis jalouse en fait). Best of des histoires de roommates que j’ai pu glaner jusque là.

10. La roommate qui met le feu au micro-ondes de l’étage d’un dorm, un classique.
9. La roommate catho pratiquante, dont l’essentiel de la conversation se résume à un redondant “Good for you ! *sourire bienheureux*” (déformation linguistique de “God for you” au bout du 4e calice).
8. La roommate étrange, qui possède deux paires de tongs devant sa chambre, et qui, quand elle te voit, pousse un petit cri et referme rapidement sa porte.
7. La (classique aussi ?) roommate nymphomane tendance sado-maso.
6.  Le roommate qui  ne peut baiser qu’avec de la techno à fond au milieu de la nuit.
5. Les roommates qui font des concours de “depuis combien de temps tu n’as pas pris de douche ?”.
4. La roommate ultramusulmane qui se met à hurler parce deux de ses voisins viennent de sortir en courant de la chambre d’en face, en hurlant, totalement nus (ça sent le mauvais réveil post-soirée arrosée).
3. Les roommates qui sortent en courant de la chambre, nus et en hurlant.
2. La roommate qui sent les T-shirts des colocs pendant qu’elles prennent leur douche. (“This means you definately should check who your roommates are on Facebook.”. “Uuuh, do you really think that’s the kind of thing you put on Facebook ?!”)
1. La roommate gothique qui tapisse la chambre de posters de métalleux et de pentagrammes, allume des bougies étranges, et se réveille au milieu de la nuit pour faire des prières à Satan.
Fun fact : cette roommate habitait avec la catho. Oh ben ça valait bien le coup de poser des questions type Tournez Manège pour assigner les gens en fonction de leur caractère. A Seattle si ma mémoire est bonne on te demande si tu fumes, si tu bois, si tu es outgoing, si tu prévois d’inviter plein de gens dans ta pauvre chambre de 5m² que tu partages à 2, si tu ranges…  A noter qu’à Oberlin, deux des 6 questions sont “accepteriez-vous d’avoir un/une/euh coloc transsexuel/le/euh ?” & “vous droguez vous ?“.

Je suis totalement d’accord avec l’utilité de la deuxième question, y a des choses qui sont plus fun à deux, et comparer la longueur des antennes des élephants roses fuschia en fait évidemment partie.

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“Cher DAIE, jé kiffé ma rasse Seattoule”

Husky Logo 1

Souvenez-vous, amis pipoteurs en 3A.

Il y a un peu plus d’un an, nous étions la première promotion à chercher activement quoi raconter dans nos fichus rapports de stages de terrain. Soit parce qu’on avait rien foutu pendant 1 mois (version vendeur de ski nautiques au Sahara), soit parce que c’était trop chiant (version conseil régional), soit parce que quel stage ah oui merde le papier que j’ai rapidement fait signer à Papa PDG entre deux fêtes à Ibiza (version Jean Sarkozy).

Et pourtant il fallait bien remplir ces 5 pages avec pour catégories :

  1. Description du contexte et de l’activité (1 page)
    Cette partie vise à situer le poste que l’élève a occupé au sein de l’unité à laquelle il a été intégré dans l’organisme d’accueil.
    Il s’agit d’une description succincte de l’organisme et de l’unité, puis d’une description détaillée de l’activité, à travers une journée de travail type.
  2. Le stage de terrain : inventaire des compétences développées (1 page)
    Cette partie vise à faire l’inventaire des
    savoirs, des savoir-faire et savoir-être que l’élève aura pu développer au cours de son stage. « Si vous deviez communiquer sur ce stage auprès d’un recruteur, qu’auriez-vous envie d’en dire ? »
  3. Rapport d’étonnement (3 pages)
    L’élève rend compte dans cette partie de ce qui, dans l’expérience du stage de terrain, l’a touché, surpris, fait réfléchir ou évoluer.
    Il part des représentations (ou idées reçues) qu’il avait du travail demandé et du fonctionnement de l’organisation. Il identifie et problématise un ou deux thèmes qui, selon lui,  pourraient faire l’objet d’un travail de recherche en sciences sociale.

Tout ça pour 6 crédits.
Et on me les a donnés MOUHAHAHA.

Bon moi je pensais que c’était parce que les gens de ScPo Avenir avaient kiffé mon humour. En fait que nenni, une amie a demandé à une des responsables “Mais les rapports de stage, avouez, vous les avez pas lus …“, et elle a répondu “beeen c’est qu’il y en avait beaucoup“. (La même amie qui a demandé à un responsable de l’école de journalisme pourquoi il y avait un quota, et on lui a répondu qu’avoir une promo de 100 personnes pour 90 chômeurs ça servait à rien.) Il n’empêche que le jour où ils vont imprimer ça, ils vont rigoler.

Rapport de StageCeci est un rapport de stage.

Alors il faut replacer dans le contexte, j’avais lancé un concours, et parce que mes amis sont des boulets, je suis la seule à avoir participé, le jour de la remise du rapport (d’où les monstrueuses fautes/typos) évidemment.

Toujours est-il qu’à un moment je donne rendez-vous à mes lecteurs pour parler de la Zoubida dans mon rapport de 3A et je n’y manquerai pas. En hommage à Cédric Prunier que j’ai eu du mal à regarder sans rigoler tout au long de l’année (surtout la fois où je l’ai croisé avec une valise et où une amie m’a dit que ça y est, il avait lu mon rapport de stage, et qu’il venait me demander d’empaqueter mes affaires), j’ai décidé de réfléchir dès maintenant à quelque chose de GRAND.

Je prends l’octroi de mes 6 crédits de la dernière fois comme une preuve d’encouragement dans ma connerie. A priori, j’ai 17 crédits par trimestre, ça en fait 51 en tout, je peux pas envoyer de la gnognotte, ce serait pas correct.

Jeunes gens, tous ensemble, rendons la monnaie de leur pièce à la DAIE. Saluez une dernière fois votre 3e année par un trait d’humour, par une originale folie ! Pas trop non plus hein, on rigole mais on respecte les règles (“correctement rédigé, orthographié et présenté” = avec des phrases, pas de langage SMS, sur du papier. Oui moi aussi ça me fait chier, j’avais pensé au spectacle de claquettes.). On t’a dit 20 000 signes, tu flirteras avec la limite à 40 000. On t’a dit tu mets la liste de tes cours, tu la mets. Juste, tu arranges.

Exemple. Je tiens à dire que je suis particulièrement déçue par le rapport de Robin, illustre prédécesseur à Seattle, qui vient d’être mis en ligne. Je dis non Robin. Je dis pas cool, pas bien, pas glop, pas Chuck Norris approved.
Nooon, un mec comme toi (qui ne me lit pas, mais je m’en fous) ne fait pas un paragraphe sur l’espace restauration du HUB tout en expliquant qu’il a pris ECON 301 parce que c’était la “contrepartie d’ECON 300”. Il est passé où le gars qui faisait un exposé sur les effets positifs de la bière en cours d’anglais ? Il est où l’homme que j’ai admiré chanter Hasta Siempre Che Guevara en cours d’espagnol ? Et puis depuis quand tu dis que les gens sont d’origine chinoise ou coréenne, qu’il y a des églises chrétiennes de congrégations différentes, que c’est un choc culturel  (tu kiffes ce mot, je le sens, si je le savais pas à la base, j’aurais presque pu dire que t’étais de Sciences Po) mais tu rajoutes tout de suite que tu dis ça “sans connotation péjorative” ? Mais tu te rends compte que l’employé de base qui a lu (ou pas) ton rapport, il a été choqué ? T’as frustré le raciste anticlérical qui était en lui.

T’as fait pleurer un gars, Robin.
C’est mal.

Moi je rêve d’un monde où la moitié de la promo ferait un rapport de 3A en version roman photo. En couleur. En taille A3 minimum. Je rêve d’un monde où un étudiant à Athènes ferait graver dans du marbre son rapport, un étudiant à Berlin joindrait une currywurst, et un étudiant en Thaïlande joindrait ben, un enfant.

Vous qui écrivez des blogs, servez-vous en ! Pourquoi ne pas imprimer une anthologie de vos meilleurs textes pour la DAIE ? Voire tous vos textes. Par exemple, je réfléchis à l’option “faire un rapport de stage composé exclusivement d’impressions d’écrans de mon blog collés bout à bout”. Je pourrais même faire un fake blue screen of death à un moment. Ce serait drôle, je pourrais enchaîner sur une mini pièce de théâtre avec pour principal protagoniste Bill Gates. Originalité, pédagogie, adaptation : j’ai envie de dire, validation.

La classe américaine sera sponsorisée par Kurt Cobain.