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2012

2012film
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Blockbuster américain, le dernier né de Roland Emmerich a réussi un exploit de taille : atteindre le niveau de Terminator 3 dans la palmarès des films les plus éprouvant à regarder sans pleurer son désespoir. Son seul intérêt ? Le regarder après une petite visite sur IMDB. Le site de référence vous propose une liste de films que vous pourriez aimer si vous êtes intéressés par 2012.

  • Independance Day
  • The day after tomorrow
  • The War of the Worlds

Merci IMDB. Grâce à toi j’oublie que John Cusack est décidément un TRES mauvais acteur, que le scénario est aussi prévisible qu’ennuyeux, j’en viens même à considérer que je peux survivre à 2h40 de fin du monde qui n’arrive jamais (mais non j’ai pas ruiné la fin). Grâce à toi j’ai compris la réelle nature de ce film : c’est une blague. Une parodie de film apocalyptique. Un film qui ne se prend pas au sérieux, qui enchaîne les effets spéciaux ne s’arrêtant que pour retarder le déluge final par une avalanche de bons sentiments. Car oui il faut le reconnaître, et ce à la lumière des 260 millions de dollars de budget du film (rien que ça), les amateurs des effets spéciaux de pointe seront ravis par la qualité de 2012. Le film fait ce qu’il y a de mieux. Il reprend aussi ce qui a été fait de mieux, d’ailleurs.

2012, c’est en effet un best-of des meilleures scènes du genre : la fuite en voiture et la trame familiale du père rejeté type War of the Worlds, l’avion « that’s Russian » (la meilleure blague du film. Je sais, on dirait pas.) aux airs d’Air Force One, l’arrivée en Chine aux accents de James Bond, le déluge version Le jour d’après, la grandeur de l’Amérique et de ses présidents merci Independance Day, les tendances au sacrifice du héros spéciale dédicace Bruce Willis et Armageddon, la vague anti-gentil-scientifique OH MAIS C’EST DEEP IMPACT, et pour finir la famille qui s’aime ah ben tiens les Bisounours (grand film d’action). Le tout couplé à une reprise approximative de tous les films de catastrophe sismique possibles et inimaginables, que l’on pense au Pic de Dante ou à Twister..

Un film qui fait du bien à la culture ciné, somme toute.

Surtout quand on se souvient que Independance Day, c’est Roland; et que le jour d’après, ben c’est Roland aussi.

Ça en devient rigolo.

Pleine d’espoir, j’aime entrevoir dans 2012 une critique de la société américaine et de ses aspirations à sauver le monde, un foutage de gueule hommage à (ses propres) films du genre catastrophe, et surtout, une façon de surfer sur la vague des prédictions Maya. Le talent d’Emmerich, en plus d’accumuler les stéréotypes et les tentatives d’humour à un rythme effrénant dans un scénario qui ne tient que par ses incohérences, c’est d’avoir compilé toutes les emmerdes qui pouvaient arriver à notre chère planète dans une seule pellicule : il ne manque plus que l’arrivée de Godzilla (ENCORE ROLAND) au milieu de tout ça, et on était avait fait le tour du mode « Catastrophes » de Sim City. Sauf que dans Sim City, y a pas un con qui court partout pour sauver le chien, ni une tentative de moralisation chrétienne en plein déluge biblique, la dernière image du film en étant un très bon exemple.

admin

One Comment

  1. Tout à fait d'accord avec vous! Votre commentaire est tout à fait pertinent, surtout la fin… J'ai beaucoup aimé vos autres références, vous me donnez presque envie de me replonger dans ces chef-d'oeuvres.

Commentaires