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The Holiday

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Jeunes filles en manque de présence masculine en ce jour de la Saint-Valentin, le Calamar pense à vous avec The Holiday, une comédie romantique qui fera les joies de toute girls night, aux côtés des pots de glaces et des flots de remarques aigries sur le côté commercial de la fête des amoureux.

“You’re supposed to be the lead lady of your own life, for God’s sake !” – Iris

En effet, The Holiday, film de Nancy Meyers sorti en 2006, pourrait parfaitement faire l’objet d’une checklist du genre.

  • Deux couples que tu sais trop qu’ils vont finir ensemble.

Pas besoin d’être divin pour savoir qu’à priori, les têtes d’affiches vont se mettre en couple (hétérosexuel). A peine appris que Jude Law/Graham était le frère de Kate Winslet/Iris et Jack Black/Miles l’assistant de Cameron Diaz/Amanda, les cartes étaient jouées. (Non, je ne ruine pas le suspense, il y en assez … peu.)

  • Deux héroïnes que tu sais trop que leur vie elle va changer.

The Holiday est un film pro-nouvelles technologies (sponsorisé par Dell, d’ailleurs, dans mes souvenirs) : ordinateurs, domotique et gags au téléphone sont de sortie. Cameron Diaz/Amanda, riche productrice de trailers à Los Angeles, vient de rompre avec son infidèle petit ami. Kate Winslet/Iris, journaliste britannique spécialisée dans les mariages, vient d’apprendre le futur mariage justement de l’homme qu’elle aime depuis 3 ans, Jasper. Ni une ni deux, elles se connectent sur leur ordi grâce à leur connexion internet qui va jusque dans les coins reculés de la cambrousse britannique, et utilisent leur interface des années 1960 pour trouver une annonce d’échange de maisons. Coup de tête, besoin vital de changement d’air voire de vie, elles attrapent un avion et échangent leur quotidien en moins de 24h (on a pas toute la pellicule hein).

  • Deux mecs que tu sais qu’au fond, ils seront célibataires et amoureux.

Forcément, Amanda étant partie pour fuir les hommes, et Kate pour en trouver, la majeure intrigue du film consistera à savoir si les différents protagonistes masculins sont sincères, célibataires, voire … amoureux. L’éternel quête de l’homme parfait, en qui la femme fragile et romantique pourra avoir toute confiance, en quelques sortes. Jasper est-il l’homme de la vie d’Iris ? Quittera-t-il sa future femme pour retourner auprès de celle qui ne peut l’oublier ? Graham est-il réellement un homme à femmes détaché de toute préoccupation sentimentale ? Miles vit-il réellement le parfait amour avec son actrice de fiancée ? Vous le saurez en regardant The Holiday !

  • Deux actrices que l’une est quand même meilleure que l’autre.

Mention spéciale à Kate Winslet, qui se révèle de plus en plus douée à chacune de ses performances. Son personnage, victime d’une de ces « one-sided affairs », réussit à alterner les émotions avec légèreté et sincérité, notamment dans sa relation avec un vieux scénariste de talent, Arthur Abbott. Cameron Diaz reçoit un personnage drôle qui l’empêche d’être elle-même énervante, VOIRE qui lui permet d’être agréable à regarder. Cependant, si elle bénéfice de l’idée fort sympathique de lui faire entendre des voix imitations movie trailer, elle perd en bonhomie avec le pathétique « je ne peux plus pleurer depuis mes 15 ans » (devinez ce qui se passe à la fin). Quant aux acteurs, si Jude Law campe un personnage crédible, Jack Black s’efface dans son petit rôle au dénouement un peu rapide.

Pour résumer, The Holiday reste une comédie romantique assez agréable à regarder, malgré des ficelles et des clichés exploités au possible. On saluera néanmoins le joli hommage aux débuts du cinéma en arrière-trame, et l’absence d’effusion d’émotions. Ne serait-ce cependant que pour la prestation de Kate Winslet, à voir lors de la prochaine girls night …

admin

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