Anatomy of Seattle

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Into the Wild Wild West

Posted on | janvier 23, 2010 | No Comments

C’est une loi qui semble se vérifier, plus on va au Sud, et plus on est con.

Comme je suis un peu du Sud quand même, quand j’ai rien  à faire je me balade sur 123weather et je regarde la météo (non je ne le fais pas vraiment, mais ça sert l’article). Ainsi, j’ai déjà repéré un Londres et un San Francisco en Argentine. Mais alors question San Francisco (dont je  reparlerai ultérieurement sous peu) le record absolu est détenu par le Mexique, qui joue sur le malentendu. Probablement ils se sont dit que si ils donnaient les mêmes noms à leurs villes que les ricains ça passerait mieux pour les papiers. « Allez s’il vous plait mon nom, ma date de naissance et mon adresse changent pas, juste vous mettez nationalité américaine. Comment ça dégage avec ton sombrero ?« 

San Francisco Cahuacua, Mexique
San Francisco Cajonos, Mexique
San Francisco Chapulapa, Mexique
San Francisco Chindua, Mexique
San Francisco Huehuetlan, Mexique
San Francisco Ixhuatan, Mexique
San Francisco Jaltepetongo, Mexique
San Francisco Lachigolo, Mexique
San Francisco Logueche, Mexique
San Francisco Nuxanol, Mexique
San Francisco Ozolotepec, Mexique
San Francisco Sola, Mexique
San Francisco Telixtlahuaca, Mexique
San Francisco Teopan, Mexique
San Francisco Tlapancingo, Mexique
San Francisco de los Romos, Mexique
San Francisco de Borja, Mexique
San Francisco de Conchos, Mexique
San Francisco del Oro, Mexique
San Francisco Del Rincon, Mexique (San Francisco du coin. Carrément)
San Francisco del Mar, Mexique

Ca donne pas envie d’aller au Mexique, hein, ils ont l’air plat, sans idées. J’aime l’originalité. Et puis je suis aux USA là, alors autant y rester. Amis lecteurs, voici en exclusivité mondiale MON FUTUR ROAD TRIP (quand j’aurais une voiture, le permis, de l’argent, et beaucoup beaucoup beaucoup de temps libre). Objectifs à réaliser dans un ordre quelconque.

  • Être sur la route de Memphis.
  • Aller dans un Whiskey Bar en Alabama.
  • Aller à Lovely dans le Kentucky pour dire « oooh how Lovely » et me barrer avec une (bide et) musique « tin-tin-tin-tin-tiiiiin ».
  • Aller à Paris, TX pour parler français avec un accent texan.
  • Aller à Dallas rencontrer un gars qui s’appeler J.R.
  • Faire le trajet Washington DC/Washington pendant 2 jours et 21h en bus rien que pour faire toute une série d’escales dans des villes comme  Saint-Roger.
  • Aller dans l’Idaho attendre qu’on me demande où est la grande ville la plus proche et répondre « Salt Lake City, Utah ».
  • Aller à Walla Walla lancer un cheval au galop et hurler WALLA WALLA.
  • Prendre un bain avec un grec à Eureka, WA.
  • Aller demander mon chemin à Florence, Oregon avec une carte de Florence, Italie dans les mains.
  • Aller à Loveland, Colorado expliquer que l’amour n’existe pas, et que donc la ville non plus.
  • Faire un excès de vitesse à Rapid City.
  • Avoir froid à Thermopolis.
  • Jouer au poker à Scottsbluff.
  • Réunir Phil Collins, Richard Collins (resp langues à scpo), un dictionnaire et un poisson pané à Fort Collins. Monter un Collins Band.
  • Aller à Scott City demander où crèche de Scott (raconter que j’ai fait du poker avec lui).
  • Demander avec un accent espagnol un billet de train Laurel-> Hardin (transformer le in en y).
  • Aller faire la paix au Havre, Montana. (Aimer Le Havre.)
  • Vomir à Beulah, North Dakota.
  • Aller à Grand Forks demander si eux aussi ils ont des vampires et des livres qui font de mauvais films.
  • Aller à Sioux Falls et demander si il s’est fait mal
  • Faire un action ou vérité à Truth or Consequences, New Mexico (oui oui ça existe).
  • Demander avec un gros accent français si il y a un express pour Hell, Michigan sous prétexte qu’on m’a dit de « go to hell » tellement de fois que je commence à me dire que ça peut être bien. En cas de refus, demander un remplacement pour la ville de Disappointment.
  • Acheter des antidépreseurs à Wahoo, Nebraska.
  • Demander compulsivement comment s’appelle la ville de No Name, Colorado.
  • Aller me suicider à Bitter End, Tennessee.
  • Aller douter à Uncertain, Texas. Y lire Descartes.
  • Acheter un couteau et un flingue à Cut and Shoot, Texas.
  • Demander un visa à l’ambassade US de Paris habillée en burka, mettre comme motif : « aller à Mecca, California en pèlerinage »
  • Faire un scrabble à ZZyzx, California.
  • Ecrire à Richie Descoings et demander une annexe de SciencesPoPoint à Big Point, Mississipi parce qu’il faut voir grand.
  • Célébrer Christmas à Christmas, Mississipi un 12 Avril parce qu’à Christmas, c’est Christmas tous les jours !
  • Faire un emprunt à Money, Mississipi après avoir écouté Abba.
  • Demander un docteur à Doolittle, Missouri, pour faire une visite à domicile à Frankenstein, Missouri toujours
  • Démarrer un bordel à Love Ladies, New Jersey.
  • Aller à Nowhere, OK. Demander si ils sont OK que je qualifie 80% des villes aux USA de « Middle of Nowhere ».
  • Faire un reportage sur la bonne entente des juifs et des palestiniens à Jérusalem, Utah.
  • Acheter un Hot Chocolate à Hot Coffee, Mississipi. NO PASARAN.
  • Aller à Sugar City, demander un diagnostic du diabète.
  • Demander à un taxi de faire un petit détour par Grand Detour, Illinois.
  • Boire/fumer/me droguer/jouer au casino/blasphémer à Hell for Certain, Kentucky.
  • Puis filer demander un Miracle à Miracle, Kentucky.
  • Aller à Monkey’s eyebrow, Kentucky. Se demander comment on peut en arriver là.
  • Et évidemment, finir par le Lake Chargoggagoggmanchauggagoggchaubunagungamaugg, Massachussetts.

Qui en est ?

USAroadtrip

Pourquoi j’aurais du choisir le sud du Bénin en 3A.

Posted on | janvier 21, 2010 | No Comments

Premier d’une série d’articles qui devrait en comporter « approximativement 200″ selon Hubert Védrine dit le nuuuuul.

Ici, la réponse est simple :
1. Parce que le Bénin, ça fait pas de mal.
2. Pour ne pas avoir Internet.

Ok, Haïti s’est tout pris dans la gueule. Ok, ça fait bobo à la population et c’est pas cool. Ok Rousseau nous a pondu un blabla sur la pitié et la compassion très intéressant (n’est-ce pas la définition du blabla ?). Donc forcément, les internautes se prennent d’une envie d’informer tous leurs amis de cette catastrophe. Jusque là, pas de problème, on fait ce qu’on peut, et relayer l’information c’est important [/bla bla de wannabe-journaliste].

Bon, et puis après on a un tous un contact un peu plus émotionnel que les autres, qui rejoint des groupes à capital politique fort pour QUE LA SYRIE RENDE DES PROVINCES et que les PALESTINIENS ARRÊTENT DE SOUFFRIR et puis je trouve que la GUERRE ÇA FAIT DES MORTS (oui, capital fort parce que majuscules = il faut crier le nom du groupe quand on le rejoint, ça fait de la pub). Parfois, quand on a de la chance, on a un autre contact qui fait une dizaine d’envolées lyriques sur l’horreur de la chose.

Bien bien bien.

J’ai quand même un peu de mal à voir quelques 80 000 gars qui deviennent fan de « une pensée pour Haïti ». Sans compter que dans le même temps, des mecs se lancent des défis de folie comme rassembler 100 000 bretons en moins de 48h (et y arrivent, merci à la mobilisation des plouc’hs de Geek-alec’h dans le Mort-bihan). En fait, concrètement, Facebook a inventé la branlette solidaire, où tout le monde montre une indécente compassion tout aussi virtuelle que sa participation. (oh, des rimes en -tion, KASSDEDI SARKOZY) Limite, j’en viens à préférer les sur-émotifs aux gens qui font juste semblant de pas s’en foutre.

De toute façon même quand Internet s’emballe dans des mouvements de prévention du cancer du sein, ça se termine en sécession de la Facebamitié. « Celles qui postent la couleur de leur soutif » vs. « ceux qui rejoignent tous les groupes de ceux qui s’en foutent ». Quand Internet s’emballe pour twitter virtuellement depuis l’Iran lors des dernières élections, le courant alternatif de la solidarité change de sens pour se tourner vers la mort de Michael Jackson. Et fuck les iraniens. (hey, dédicace Georges W. Bush !)

J’ai du mal à prendre Facebook au sérieux. Et je me demande si il y a des gens qui sont anti-Facebook aux USA. A une soirée, un mec s’est exclamé « how come we’re not Facebook friends ?! » tout en sortant son Blackberry pour m’ajouter. C’est vrai, c’était étonnant, c’était quand même la deuxième fois qu’on se voyait. Pas très sociable, le mec.

Mais maintenant qu’on a en commun l’impressionnant Facebook, on peut se faire des concours des groupes les plus cons. Attention, dans cette liste, des groupes rigolos se sont cachés (mais la grande majorité permet de se poser quand même des questions sur l’espèce humaine)

  • La mort de Johnny ? J’ai du mal à me faire Hallyday
  • 5 fuits/légumes par jours : Autant boire du Punch !
  • Si demain je viens à disparaître, sachez que je suis pour qu’on me retrouve
  • POUR TOUTS LES FILLES QUI SONT PLUS CAPBLE DE LEUR CHEVEUX x)
  • « ceux qui aiment regarder GULLI ronfler… »
  • 20ème anniversaire de la mort de force jaune! Souviens-toi!
  • A l’heure qu’il est, faut être honnête, je me fais chier
  • A tous ceux qui savent que soleil en Aout signifie pâté en coûte…
  • Admirateurs de l’élégance vestimentaire de Pascal Praud
  • ah ouais ouais ouais, ça c’est beau, je dis oui: julien lepers fan club
  • BRICE HORTEFEUX EST L’HOMME LE PLUS MOCHE DU MONDE
  • C’est de la soie sauvage !
  • ceux qui cherchent des traductions exactes des chansons des vengaboys
  • Ceux qui en ont marre d’être amis avec des points d’interrogation
  • Ceux qui n’aiment pas trouver des miettes dans le Nutella.
  • ceux qui sont degoutés parce qu’on peut pas faire de titre long pour les gr
  • Ceux qui voient le juge Van Ruymbeke partout !
  • ceux qui vont exploser la tronche du gars qui à pécho le Tmax jaune de jobi
  • Club de ceux qui pensent que toutes les chansons de Lorie sont pas géniales
  • Comment instancier un réseau SMTP par approche topologique du modèle OSI?
  • Comité de lutte contre les pigeons qui prennent trop la confiance
  • Comité de soutient pour le mec qui n’a plus sa photo sur les Kinder
  • COMMENT ON FAIT POUR S’INSCRIRE SUR FACEBOOK SI ON EST NE LE 1 JANVIER 1910
  • Contre la reproduction des castors lapons hermaphrodites
  • Contre les clowns nains qui fouettent des filles nues
  • Fédération Française du Feu de Broussaille (FFFB)
  • Françoise de Panafieu a un caniche albinos mort sur la tête
  • groupe pour le retour de Jacques Martin à la télé
  • Il m’arrive de quitter l’imprimante en faisant le Moonwalk
  • J’ai eu un pinguin sur le net…
  • j’ai les orteils qui grattent le soir en me couchant
  • j’ai mangé du sable à la récré
  • J’ai toujours rêvé d’un doigt lumineux
  • j’ai un prénom que même mon père n’arrive pas à écrire
  • J’aime contempler les moteurs à ailettes
  • j’élève mon cochon et je le bouffe
  • j’essuie ma vaisselle avec ma serviette de bain!
  • Je cherchais mon nom ds le générik du Club Dorothée mais gt pas membre
  • Je dis « Zidane » sans raison particulière
  • Je mets du gruyère sur les pâtes mais je les préfère sans
  • Je n’ai pas besoin de sexe : l’état français me nique tous les jours !
  • Je ne comprends pas à quoi ça sert que Ducros hisse des carcasses
  • Je ne m’apelle pas Nadège, et toi?
  • je ne pense pas donc je te suis
  • Je ne rebouche jamais le dentifrice et ça m’enerve
  • Je suis mes copains pour aller en cours sinon je suis perdu
  • Je suis une femme… Et je c’est ce qu’est un Hors Jeu !!
  • je tiens l’alcool!!!! c’est la CIA qui efface les souvenirs de mes soirées!
  • Je veux habiter ds le 15e parce que Bernard Ménez peut en devenir le maire
  • L’Européenne de Calembours et Jeux de Mots vaseux
  • la ligue des chiens justiciers qui vaincra la racaille inter-galactik
  • Le Cercle Vicieux de la Raclette Permanente (CVRP)
  • Le groupe du mec tout seul
  • Ligue Internationale Contre le Beurre dans les Spaghetti
  • Merguez Trophy ……….un sport extreme !
  • Mieux vaut rire de tout, que de vomir partout.
  • Moi, j’ose le potage tomate Selecta
  • Nous faisons des oeufs et pouic pouic ils se retournent
  • On ne chie pas impunément dans un plat à tajine
  • parfois, je me trouve tellement géniale que je m’auto-drague.
  • Pas de bras, pas de tecktonik
  • PÉTITION POUR CHANGER LES RÈGLES DU LANCER DE TONG
  • PLUS BELGE LA VIE
  • Pour inoculer la lêpre à ceux qui tapent trop fort sur leur clavier.
  • Pour l’execution des squatteurs de gauche dans les escalators
  • Pour l’inversion des lettres A et B dans l’alphabet occidental
  • Pour la fusion Miss France/Téléthon et qu’on élise le plus beau myopathe
  • Pour la reconcilliation des oeufs brouillés
  • Pour plus de pouvoir d’achat pour les chats
  • Pourquoi le métro qui va dans l’autre sens arrive toujours en premier ?
  • Quand j’ai une galère, je passe en mode Jack Bauer
  • Quand je pisse dans mon froc, je n’ai pas chaud bien longtemps
  • Qui a déjà vu un bébé pigeon?
  • Rien a fout de la grève, j’ai acheté un A 380
  • Si les vaches conduisaient, choisiraient elles : intérieur en cuir d’homme
  • Sylvie Noachovitch est mon modèle politique
  • Tous les soirs en m’endormant, je fantasme secrètement sur Dominique Rizet
  • Viens au prochain concert de Nirvana!
  • Vomir c’est repartir

Facebook, ça permet également, voire uniquement, de faire des concours de « qui a le nom le plus con ». Le gagnant est (à dire avec l’accent chti) Paaaaatrick Duveeeet de Dunkerque ! En fait il y en a un sur Facebook, qui n’a que 10 amis (comment ça c’est la honte « bidule est ami avec Patrick Duvet » ?), qui ne ressemble pas du tout à Patrick Juvet (déception). Mais ce qui a craqué le lieu de résidence ce n’est pas Facebook. Ce sont les pages blanches. D’LA GNOGNOTTE FACEBOK.

Dédicace à Haïti, évidemment. On se tient au courant sur Skype hein.

¡Maldita su estampa!

Posted on | janvier 13, 2010 | No Comments

Je commence à penser à concevoir l’éventualité d’être … maudite (ce qui serait cool, à vrai dire. Ça me donnerait un côté atypique et original qui manque à mon personnage.) Vous allez me dire « ben c’est pas trop tôt, t’en as mis du temps à t’en rendre compte ». Oui mais parfois, je peux pas m’en empêcher, j’ai de l’espoir. Ça me rappelle toutes ces années de cathé tiens, où on t’expliquait que l’espoir c’était bien, mais que l’Espoir c’était mieux. Et ils étaient tous persuadés qu’à l’oral, t’entendais vraiment la différence qui ne porte au final que sur la majuscule et quelques guerres de religion.

Tuer pour Dieu, ça reste quand même un peu tiré par les cheveux de Francis Lalanne, sosie officiel de Jésus. Blasphème, j’imagine pas les cheveux de Jésus comme potentiellement très propres. Le Saint-Suaire, c’est pas un peu dégueu quand même comme idée ? Est-ce qu’un mec qui utilise Axe et Head & Shoulders laisserait de telles traces sur ses draps ? NON. Ben voilà.

Je suis plus à un outrage près remarque. Un jour, dans ma prime enfance (genre en 10ème) on m’a demandé de réfléchir à « pourquoi est-ce que sur la croix, Jésus dit à Marie « Mère, voici ton fils » (elle montre Jean), « Jean, voici ta mère » ? ». Mon explication, simple et précise, c’était : à mon humble avis, un mec dont on a cloué les mains et les jambes a le droit de perdre un peu la tête. Ils ont pas aimé, les « chrétins ».

Sans compter que je ne fais pas confiance aux gars qui naissent approximativement un 25 Décembre An approximativement 0 (JC, né en 6 avant JC. BEN CA COMMENCE BIEN.) pour mourir approximativement en Avril de la même année. Et après on me sort que « Dieu sait que bla bla ». Et ben si Dieu sait, qu’il le dise, merde, parce que là on est dans le flou calendaire artistique, ça me perturbe. Fini de parler à l’échelle du quartier, de la région, du pays, bientôt les habitants de la planète X42FZ demanderont quelle est la date et l’heure sur la Terre. Réponse pratique : « Ben tu vois, il est 14h17 à Paris mais pas pareil à Moscou ou à Caracas. Et puis d’ailleurs 2010 mon oeil, chez les musulmans on est en 1431, chez les juifs en 5770, chez les arméniens en 1459 (lol), chez les chinois on est dans le cycle 78, année Ji-chou». Et voilà. Le bordel. Ça nous mène à quoi ça ? Ben tous en string peints en bleu sur Avatar. (disclaimer : je l’ai pas vu, je sais pas si c’est bien)

Bref. Je conçois mal cette notion du sacrifice pour une idée tout aussi approximative (c’est donc une habitude). C’est un peu comme si j’allais me jeter du haut du ministère des finances parce que Chri-chri Lagarde aurait dit que la croissance serait approximativement stable. Traduction : OUH SHIT, la stabilité dans la nullité. La continuité dans le changement comme disait Pompidou (« Ah oui mais on change rien. Ah ben continuons ! »).

M’apparaît bien plus sensé le don de soi pour une chose aussi matérielle que du poulet tandoori ou une carte Flying Blue Platinium.

Tout le reste dans la vie n’a que peu d’importance.

Le problème c’est que je suis éternellement rejetée. J’adore les ordis, mais ils ne m’aiment pas. J’adore les avions, mais ils ne me le rendent pas non plus.

Exemple. Mon vol est à 13h45. Parce que je suis une buse et que j’aurais bien assez de la mort pour dormir, je me prépare à aller dormir à 6h. Là, je reçois un mail d’Air France « ah ben non, ton vol il est à 15h40 ». Et là, le drame. Tu checkes sur le mail : 15h40. Tu checkes sur le site d’Air France, 15h30 (mmh). Tu checkes sur l’aéroport de SeaTac où tu vas quand même rentrer dans l’avion, hein, c’est quand même un lieu important pour la bonne réalisation de tes vacances, et par extension pour ta santé psychologique. Et bien sur le site de SeaTac, paf, 1h45pm on time. Fuck.

J’ai donc officiellement le premier billet où c’est écrit embarquement : 14h55, départ : 13h45. Sont forts chez Air France !

Au final tout est bien qui a commencé mal, je trouve le guichet d’Air France qui doit dater de l’âge de Mathusalem -alias מְתוּשֶׁלַח- où les inspecteurs d’hygiène contrôlaient encore les kebabs de la rue de la Huchette. Au passage, j’ai testé les hot dogs à l’aéroport (l’amour du risque tinninninininninninnin), et fait la connaissance de Seid, qui s’appelle en fait Mohammed (euuuh), et qui restera à jamais la seule personne à kiffer ma main de Fatma dans un aéroport.

Mais venons en à l’avion, où je suis accueillie par une hôtesse à la voix de Marie-Thérèse Porchet (drame n°1). En fait, j’aimerais qu’on m’explique. Est-ce que c’est moi qui cherche les trucs improbables, ou est-ce que c’est tout le temps comme ça.

  • Chef de cabine avec un accent du sud à découper au couteau (« vingtsécatre ») : « C’est votre chef de cabine. *silence* Nous sommes en train de compter … afin de. Silence. Partir. » ET OUI il a cherché une raison autre que « pouvoir décoller », c’est ça le professionnalisme.
  • « Merci de rester assis et de ne pas quitter votre siège ». NON moi je reste assis mais je quitte mon siège, t’as un problème avec les gens qui sortent de leur corps, hein, C’EST CA ?
  • « Le comptage est terminé, on peut fermer les portes ! MERCI ! » = Enthousiasme.
  • L’accent le plus parisien du cosmos : « BONJOUR jmappelle Marc, et on va à Paris. Moi-même et votre commandant de bord Monsieur Frein … ». = Oh noes.
  • « Merci d’avoir choisi ce vol opéré en coopération avec nos partenaires et AMIS Delta Airlines ! ». = Bisounous.
  • L’accent le plus français du cosmos : « sorry for the delay, due to the poor condition due to the snow. In Paris, euh, we expect snow, and we expect … delay. »
  • « By the way, we expect turbulence during approximately 1 hour after departure and 1 hour before arrival. I wish you a very pleasant flight ». = lol.

Là moment de la vidéo de démonstration produit au cas que tu meurs. Tout d’abord, mais pourquoi tu les habilles comme ça les hôtesses ? Pourquoi ce petit foulard à la con qui dépasse ? Moi ça me perturbe, j’écoute plus. Je ne note plus que la tête des gens qui reçoivent le masque à oxygène « en cas de dépressurisation ». Ça se sent qu’elle a lieu y a longtemps la dépressurisation, parce qu’ils ont l’air pétés. Et même pas inquiétés par « les portes seront ouvertes par l’équipage ». Ou pas j’ai envie de dire. Y a des fois, elles s’ouvrent toutes seules, ou avec l’aide d’un autre avion. Ou d’un terroriste, ça dépend.

Tiens, ils réitèrent. « Merci de maintenir votre ceinture attachée quand vous êtes assis ». C’est vrai que si on la maintient quand on est debout, on va pas loin. Et pourtant moi j’aimerais bien fuir. Drame n°2, le mec qui flippe en avion.

  • Wherrrre arre you ?
  • Euh, dans l’avion, mais à la base assise à ton siège, ducon. Alors pousse-toi ou je m’assied sur tes genoux. Ah zut, souviens toi, tu es en société. Well, I should be seated right where you are, but it doesn’t matter. (SIIIIIII CA MATTER, si j’ai réservé CE SIEGE précisément en NOVEMBRE Coco, tu crois bien que JE LE VOULAIS, ALORS DEGAAAAAAAAAAGE).
  • Thank u verrrry much.

Mais surtout, drame n°3. Il se met en tête de me parler. Et merde. Me voilà donc coincée à côté d’un mec, qui fait grec, mais le mec tu le grilles à environ, pffft, 7053 pieds d’altitude. Il décide de me raconter qu’il vient de Patra « au sud de la Grèce » (moi j’appelle pas ça le Sud mais bon), qu’il fait un changement à Paris terminal 2E, qu’il flippe parce qu’il est jamais allé là-bas, qu’il aime beaucoup Polytechnique (j’ai dit Sciences Po hein, mais bon, Sciences Po, Sciences Polytechnique, on finira tous par faire de la plomberie hein -surtout moi-), qu’il aimerait bien dormir (BEN VAS-Y JE TE RETIENS PAS) mais qu’il y a de la lumière (toi avoir masque dans pochette, toi prendre toi dormir toi pas faire chier) blablablablabla. Et puis après, il aurait pu mettre l’un des extraordinaires 81 films proposés par la compagnie. 81 films dont la Marche de l’Empereur, le Perroquet Rouge, Goodbye Lenin et Love Actually. Mais non, il a passé en boucle Like a Virgin de Madonna.

J’aurais vraiment dû aller en Grèce.

Après, ce sont peut-être mes perceptions qui sont perturbées par la carte d’Air France. Elle t’affiche les villes importantes : Chartwell, Brighton, Dunkerque, Gant, Calais, Paris (wééé), Fontainebleau, Thoiry. On en déduit donc que Fontainebleau est dans les 5 villes les plus importantes de France.

Tu t’éloignes, tu t’attends à une série de capitales. Et ben non : Mulhouse, Dijon, Luxembourg, Limoges, Nantes, St-Hélier (oui, on cherche loin là), Manchester, Lille, Rotterdam. Paris et Londres vont donc se faire voir.

Méga zoom out : Paris est de retour, Montpellier (devenue 2e ville de France. Si ils suivent les résultats de la L1, je cherche Bordeaux là), Porto, Séville, Tel Aviv, Addis Abebba, Oran, Sfax.

Air France, vous ne vous perdrez plus avec nous par hasard.

Ave MMX ! Ceux qui vont clamser t’emmerdent.

Posted on | janvier 10, 2010 | No Comments

Les articles se font rares, certes. Mes excuses, plates et sincères (la sincérité est-elle relative à l’épaisseur ou à la noirceur de nos âmes ? Bonne question, Bernard-Henri.). Il n’est pas facile d’amuser les gens en continu. D’autant plus qu’on ne dirait pas, mais il n’est pas si facile que ça de me faire réellement rire.  Donc si ce que j’écris me semble être nul, je ne le publie pas. Problème : tout ce que je fais me semble nul, donc je ne publie rien. Parfois je m’inquiète, j’ai l’impression d’être fade. Alors je regarde vers mes idoles. Ceux qui illuminent ma vie, ceux qui me servent de guide à travers les épreuves de ma triste existence. Pierre Desproges (PIEEEEEERRE !!), Dr House (GREEEEEG !!) , ou encore les chauffeurs du RER A (PUTAAAIN !!!)  J’arrête donc ici la grève du blog pour vous souhaiter une très bonne année à tous. Qu’elle soit moins pire que les précédentes et un peu mieux que les prochaines. Et oui, tout est relatif. C’est tout bonnement impossible que chaque année soit meilleure que la précédente. Soit on accepte que les années d’après seront merdiques, soit on accepte de dire que souhaiter la bonne année ne sert à rien. Au final l’année aura été considérée comme assez mauvaise pour souhaiter de nouveau une meilleure (prochaine) année.

Voilà voilà.

Bonne année hein.

Bon, après, on peut se réjouir que cette année, plus personne ne meurt vu qu’ONVATOUSMOURIR en 2012 (ou en 2034,  tout dépend de la construction de morgues de 3e ou de 4e génération on sait pas trop). Moi j’y crois, à fond même. Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que 2010 est l’année européenne de la lutte contre la pauvreté ET la date-butoir de l’UE pour stopper l’érosion de la biodiversité. Europe qui a probablement prévu de stopper la guerre, la maladie et la sécheresse en 2011; puis sur la dernière ligne droite de stopper le trafic  de drogue, le lait qui sort de la casserole, ainsi que les lipdubs de l’UMP en 2012. C’est ballot, l’UE avait prévu de stopper la mort en 2013.

ÇA CACHE QUELQUE CHOSE TOUT ÇA.

Sinon, globalement, on va se faire chier. JO de Vancouver, inauguration de tour à Dubai, des éclipses (qui permettront, comme à chaque fois, à des cons de se rôtir les yeux avec des lunettes artisanales made in papier d’alu), peut-être le PS qui sortira de son éclipse aux régionales (qui permettront, comme à chaque fois, à des cons … non la liste est trop longue là), et enfin, la coupe du monde de foot en Afrique du Sud. « Ah mais oui, mais la France a pas passé le premier tour parce que euuuuh c’est l’hémisphère Sud. C’est l’hémisphère Sud DONC l’eau tourne dans l’autre sens, euh, ben les français avaient peur de marquer contre leur camp, donc euuh, ils ont préféré pas marquer du tout. Mais ça n’enlève rien, bien entendu, au talent de nos joueurs. ».

D’aucun dirait que le charme de la nouvelle année réside dans le fait de chercher à tout prix le changement. Une tradition dans ma famille consiste à porter quelque chose de neuf le 1er janvier. J’ai vaguement entendu parler de vagues de résolutions. J’ai aussi vaguement entendu parler d’un mouvement contestataire, pseudo-rebelle, du type « nooon moi j’en prends pas ça sert à rien, je les tiens pas ». C’est vrai. On les tient pas. Pire : on s’en souvient pas. Je serai incapable de vous dire mes résolutions de l’année dernière si je ne me souvenais pas que je n’en avais pas prise. La flemme de me remettre en cause probablement. Alors cette année, en bonne geek, c’est Internet qui va me remettre en cause avec le générateur de bonnes résolutions  (http://moninavelarde.com/newyears/) !!! C’est parti.

20. Realize none of us are strangers. « Nous venons en paix » (pour commencer la guerre)
19. Start or actually update my blog. A force de côtoyer Internet, Internet me connait bien.
18.
Enjoy every minute de ma vie de merde.
17.
Be positive. Bon ok ma vie c’est pas de la merde.
16. Believe. Putain comment Internet il sait quand je blablabullshite.
15.
Give up a bad habit. J’ai pas de bad habit, résolution éliminée.
14. Look up at the sky. Ah, ben au final on va dire que je give up la bad habit de look up at the sky.
13.
Be productive. Aha, heureusement que j’ai arrêté de regarder le ciel.
12. Take a nap. La résolution d’avant est pas prête d’entrer en vigueur, en fait.
11.
Make. More. Money. Je m’enfonce dans l’enfer des résolutions qui s’auto-annulent.
10.
Win the lottery. Ah ben tout s’explique. BRAVO LA MERITOCRATIE.
9.
Grow basil. Oui mais il faudrait dans ce cas là que j’enlève mes plants de cannabis, ça m’aide pas à gagner plus d’argent c’t'affaire. Je pense qu’il y a quand même plus de potentiel financier dans le commerce avec les drogués qu’avec les amateurs de tomates-mozza.
8.
Frost cupcakes. Spacecakes, amigo. Pourquoi se priver d’un débouché ?
7.
Flip pancakes. Désolée moi je fais que du flip cup.
6.
Donate my time. Dégage, c’est le mien.
5.
Hold the door open for others. Et la lâcher dans la gueule de certains.
4. See the good in people. J’ai jamais dit que ceux qui se sont pris la porte le méritaient, ils n’étaient qu’amour.
3.
Be on time. Et merde.
2. Love. Et re-merde.
1.
Spread joy. Si je spread de la whipped cream à la place, ça marche aussi non ? En plus j’ai failli m’appeler Joy. C’est con ça, j’aurais rien eu à faire qu’à m’auto-étaler. Et ça, j’ai plus de 20 ans d’expérience.

Le CEVIPOUF a encore frappé.

Posted on | novembre 30, 2009 | 3 Comments

Parfois Internet, c’est chelou.

Que mes potes lisent mon blog, je trouve ça super génial merci bisous <3
Sans compter les gens qui mettent des liens vers mon blog, danke sehr encore une fois. D’ailleurs moi aussi j’ai des liens en bas à droite, c’est pas qu’à usage personnel.
Que les potes de mes potes lisent mon blog, c’est gentil bisous aussi.
Que des gens sans aucun rapport avec moi lisent mon blog, je trouve ça déjà bien plus inquiétant fascinant. (merci aussi)

En effet je ne connais personne à Sidi Bel Abbès (je vous jure), Bagnols-sur-Cèze (et merde, l’autoroute à côté c’est l’A7 pas l’A16), Gouvieux, St-Jean de la Ruelle, Colchester, Tunis, Annecy-le-Vieux ou encore Basse-Yutz (nom rigolo). Sinon je suis très lue à Franconville. Bon à savoir. Je trouve ça cool au passage que dans la liste, St Cloud soit entouré par Ithaca (coucou Juliette) et Beverly Hills (coucou Louise je suppose).

Anatomy of the world

Coucou à mon visiteur sur Opera, mes 3 visiteurs iPhone (j’aime à savoir que des bourges se glissent dans le tas), mes 17 boulets qui ne prennent pas en charge Java (oui stat importante), mes 17 personnes aussi qui utilisent le wifi de ScPo pour passer le temps en CM.

D’après Google Analytics, il fut une époque où l’on pouvait accéder au Calamar Déchaîné en tapant « will smith oreilles décollées ». Ben par ici c’est pas mieux.

  1. Le top du top des mots clés reste « Anatomy of Seattle ». Ouf.
  2. Le 2e et déjà ça part en vrille (record) : c’est quand même « air france vérification de la porte opposée ».
  3. Puis « alert à maliub » (dans le Kazakhstan)
  4. Suivi de « bisous » (mais qui est le con qui tape bisous ? et surtout, qui se tape au minimum 49 pages avant de cliquer sur mon site)
  5. Celui-ci me laisse dans une grande perplexité. Parce que si c’est quelqu’un qui a lu mon blog, est à ScPo mais ne se souvenait pas du titre, admettons. Si c’est juste quelqu’un de Scpo, là, je m’inquiète. Le mot clé est : « blog cédric prunier sciences po seattle ».
  6. En 6 & 7 nous avons deux personnes qui n’ont pas du être déçues du voyage : « classement george washington university usa » et « classement UFC 2010″. Idem pour ceux qui veulent savoir combien d’heures d’avion y a t’il entre Seattle et Paris (la réponse est « beaucoup » mais de toute façon si tu veux venir, t’as pas le choix, pis l’avion sera toujours plus rapide que la combo vélo + pédalo)
  7. Alors là un de mes préférés, quelqu’un a tapé « habille toi comme un property et non pas comme un suspect » dans Google et est tombé sur mon blog (résultat n°1 haha) alors que j’ai jamais joué toute seule à Kamoulox.
  8. Quand même deux entrées pour savoir l’âge de Maurice Olivari ou juste qui est cet homme extraordinaire.
  9. Grandiose aussi, nous avons deux entrées là aussi qui font parties des meilleures de la terre, l’une étant « image bisounous gothique » et l’autre « image de bisounours qui fait un fuck ».

Je pensais que j’avais atteint le summum là, mais je me trompais lourdement. Depuis que j’ai commencé à écrire cet articles sont apparus de nouveaux mots clés. Je vous laisse savourer, comme dirait Raymond Domenech.

  • fake ID plastification (n°3, subversion)
  • camionnettes putes (n°9, Joan on t’a reconnu)
  • quelqu un connait t il le classement des four de que choisir (n°24) (Le jour où Google met une option un peu comme avec la calculatrice, qui affiche en haut « Oui, moi. » et ne met aucun lien, je meurs de rire.)
  • t-shirt superman,hello kitty ou les trouver a bourge?? (tous ensemble : « DTC ».)

« Dans les années 60-70, des milliers de chercheurs, de scientifiques, d’ingénieurs, réunissèrent leurs efforts pour créer un réseau d’ordinateurs à l’échelle mondiale, capable de transporter des données au dela des océans et des frontières. Ils pensaient que cette aventure extraordinaire permettrait aux cerveaux du monde entier de faire connaitre leur travaux, de répandre leur savoir et leur reflexion. Au dela d’un réseau d’ordinateur, c’etait un réseau d’êtres humains qu’ils voulaient tisser, pour faire avancer l’humanité toute entière, partager l’information, la connaissance. Heureusement pour nous, tout cela disparaitra bientôt, et nous pourrons enfin faire d’Internet ce que nous voulons tous : une boite de nuit virtuelle géante ou on drague des boudins sur IRC en écoutant un mp3 de Ricky Martin tout en scannant sa photo en 16 millions de couleurs pour etre élu Mister Infonie. »
(Ca commence à dater, mais ce site restera à jamais mon préféré.)

P-sicko-pathes.

Posted on | novembre 21, 2009 | 1 Comment

Dr House me manque. Les housisms, évidemment, mais SURTOUT, SURTOUT : le catalogue de maladies que je peux avoir. Grâce à Dr House, je me suis autodiagnostiqué avec succès 2 tuberculoses infectieuses, 1 petite pneumonie nasale, 1 syndrome de Münchausen, 2 narcolepsies, 19382 schizophrénies, 3 cancers de la prostate et 1 syndrome du membre fantôme (-10% sur le total avec la carte Monoprix-QFC-Club Dorothée).
L’hypocondriaque est rigolo. C’est le seul qui ne se voile pas la face, il revendique son hypocondrie : ça fait une maladie de plus, OUAAAIS !

Depuis que je suis arrivée j’ai été vraiment malade deux fois, dont ces derniers jours. Mais bon, mercredi ça allait un peu mieux, je me croyais sortie de l’auberge française, j’étais perdue au milieu de mes pensées (pardon, de ma pensée,  faut pas déconner) à me dire que quand même, la fièvre/toux/nez qui coule, c’était pas si grave, au moins j’aurais pas eu la conjonctivite (ah elle est bien n°2 sur le classement des maladies chiantes que j’ai déjà eu c’te pute).

Ben tu le vois venir Elvire, qu’est-ce que je me tape pas jeudi matin ? Une petite CONJONCTIVITE. Et là je pense à mes lecteurs qui trouvent que  quand même, les explications qui sentent bon la Soupline  lavande sont toujours « un peu trash ». Afin de leur éviter d’aller chercher par eux-mêmes les tenants et aboutissants de tout ça, je vais leur expliquer en deux mots. Les mots sont : LA et MERDE. Tu te réveilles, tu te demandes si t’as rêvé ou si la veille tu pouvais encore ouvrir tes mignons petits yeux. Ben là, non. Alors tu descends de tes combles via tes escaliers à faire pâlir un chamois (médaille) d’or de descente montagneuse, tu considères l’option « (faire) installer une barre de pompiers », et tu te rends compte une fois dans la salle de bains qu’en fait, tes yeux ont décidé de s’inonder d’une sorte de morve bizarre. Et ça colle. Errrrk. D’ailleurs la nature trouve ça dégueu aussi, alors plutôt que coller jusqu’à la fin des temps, ça sèche. Heureusement une fois que tu t’es arraché les cils, t’as plus de problèmes.

Bon ben cette fois-ci on me la (re)fait pas, je suis à l’étape « début des emmerdes », je me rends direct à la pharmacie la plus proche la moins éloignée à la pharmacie quoi, et je me la joue française.

En France tu viens dans une pharmacie, tu dis « bonjour, j’ai une conjonctivite », le pharmacien te répond « ah oui, je vois » en se foutant de ta gueule parce que t’as le regard d’un rat de laboratoire dans les phares d’une bagnole (c’est Minus et Cortex Cortex Cortex), et il te donne ta collyre antibiotique. Emballé c’est pesé.

Aux USA tu regardes un peu les produits, tu prends de la Visine, tu dis « bonjour, j’ai une conjonctivite », le pharmacien te répond « oh yeah, I see that. I’m so sorry. » (ah c’est donc toi qui me l’a refilée ?). Et il te rajoute l’air de rien que ce que tu veux prendre sert à rien, ce sera même pire, la seule solution c’est d’aller au Health Center se faire prescrire les fameuses gouttes. Et puis de toute façon « it’s going around, many people are getting it these last days« . Bon ok, c’est parti on y croit, on retraverse le campus direction le HC.

Ben fallait pas y croire.

Etape 1 : le dossier. Nom prénom numéro de téléphone adresse assurance ( »ben en fait euh j’ai une assurance mais PAS TROP… »), choix d’un contact sur place au cas où TU DÉCÈDES, sur le billard je suppose. Pour une conjonctivite. Et au Health Center de l’uni. En plus j’imagine tellement une salle d’opération sousterraine (jolie ortho) pour étudiants, la faute aux restrictions de budget, qui opèrent sur de vraies tables de billard entre deux beer snooker.
Ou alors décès dans les salles d’attentes, parce que c’est vrai que tu poireautes tellement longtemps qu’à côté de la sortie y a un stand  d’huile d’olive première pression pour l’extrême onction. En fait ce dossier CIA ça a beaucoup de gueule mais ça vaut que dalle. Déjà parce qu’elle a quand même mis que mon année de naissance était 1979. Et ça l’a pas choquée, merci (ça a plus choqué le médecin qu’à 30 ans je sois undergrad. Différence culturelle là aussi, car en France un étudiant en médecine de 30 ans qui retape sa 3e année en Roumanie, c’est normal.). Ensuite, parce que j’ai dit « bonjour je veux juste une ordonnance en fait, j’ai une CONJONCTIVITE »  et en bonne CAP Secrétariat médical elle m’a dit « oui ok vous allez voir une infirmière ». D’un autre côté le prochain rdv avec un médecin disponible était Lundi prochain. Pas de veine (huhuhumour de médecin).

Etape 2 : la signature du dossier. Tout électronique, tu sais pas ce que tu fais mais alors les décharges (y compris la décharge pour te laisser examiner MALGRÉ le fait que tu sois venu de ton plein gré) tu en signes. Tout ça pour que ce soit plus simple la prochaine fois. Oui mais tu as droit de venir qu’une fois par trimestre. Hinhin.

Etape 3 : la salle d’attente au fond du couloir, mais pas celle des tuberculeux swine flu. Ceux qui toussent ont droit à un masque bleu trop cool, toi tu as droit à ceux qui toussent aussi mais qui sont pas là pour ça, donc on considère que c’est pas grave. On est gentil on se concentre sur sa maladie, on ne disperse rien d’autre que ses microbes.

Etape 4 : WEEE quelqu’un.
Moi : Bonjour j’ai une conjonctivite. (au bout d’un moment y en a un qui va croire que c’est mon nom)
Pas moi : Ah ben il faut que voyiez un docteur l’infirmière en chef enfincétoupareilhein.
Moi : Ah oui mais non j’ai mon BTS médecine je sais que j’en ai pas besoin.
Pas moi : Fuck.
Moi : ok.

Etape 5 : Attente du rdv à 15h40. 16h. Toujours personne.

Etape 6 : un infirmier arrive ! Et là, on peut juger l’excellence des cours 101 how to make a patient feel relaxed : « when did it start ? ». Ce matin. « WOUAH ». Ah oui fais moi plaisir mec. Le gars écrit en majuscules sur son ordi « PINK EYES ». Oui il faut savoir qu’ici tu as les yeux rouges mais ils sont roses, tu es roux mais tu as les cheveux rouges (alors qu’en fait c’est orange on est d’accord), tu traverses au vert mais le feu est blanc… Et tu fais des examens sur des « blue books » qui sont des cahiers appelés en espagnol « libros verdes ». Il y a donc des langues encore plus cheloues.

Etape 7 : « I’m gonna check your vitals ! » Mais je t’ai dit que j’étais pas en train de mourir, j’ai juste besoin de mes putain de gouttes pour les yeux !!!
Prise de température. L’infirmier me gratifie d’un « good job« . Idem pour la tension. Ouais je sais je gère.

Etape 8 : Il se barre en marmonnant « A doctor will come. » MAIS PUTAIN.

Etape 9 : observer la salle, être tentée de piquer une boîte de pétri et quelques seringues au cas où (c’est pas écrit DO NOT TOUCH). Et ben apprenez qu’un test de grossesse c’est 40$ pour une mauvaise nouvelle, un test « l’intégrale des hépatites » c’est 160$ la mauvaise nouvelle, le moins cher c’est un test sur la syphilis, seulement 17$ HT, les économies d’échelle tout ça.

Etape 10 : le médecin arrive, s’excuse du retard (30 minutes). « You are ? ». Ben I am passablement énervée avec mes « pink eyes » (et je DÉTESTE le rose). Et là elle montre mes yeux, elle prend sa respiration et elle me dit « vous êtes là pour ça ? ». BEN NON Ducon, mes yeux rouges sont assortis à mes pieds bleus, c’est le fait d’avoir deux oreilles qui m’inquiète.

Et à la fin, 2h30 après ton arrivée sur place (pendant lesquelles tout le monde est passé, même les gens arrivés après toi. ‘Ai pas compris.), tu termines dans une pharmacie cheloue où ils ont du prendre 31 personnes depuis le début de la journée selon leur ticket de boucherie à récupérer à l’entrée.  Et ça recommence, entre deux vérifications d’identité. « Vos gouttes, vous comptez les mettre dans les deux yeux ?« .

RAAAAAAAA donnez moi de l’arsenic qu’on en finisse.

Simon says.

Posted on | novembre 7, 2009 | 1 Comment

Simon Monceau a tenu à sponsoriser un post « Ça va se savoir, dans le petit théâtre de la vie, mais la vie est-elle un théâtre ou un cinéma, car nous mettons bien du cinéma dans notre vie et de la vie dans notre cinéma, le petit cinéma où nous allons, des fois, parfois, quelques fois toi toi mon tout mon toit, et nous en avons des crises de foie ».

  • J’ai compris le système de numérotation (bon ça fait bien 1 mois mais j’avais pas le temps -mouhahahahrf rire gras- d’écrire) des maisons. Tu prends une rue. Mettons, la 25e (tiens, et si on testait la capacité distrayante des parenthèses). Tu fais des croisements (je vous ai dit qu’en polonais on dit pas « saoul comme un polonais », non, c’est pas forcément source de fierté nationale, mais « saoul comme un russe » ? ET C’EST VRAI que les russes y vont pas avec le dos de la cuillère à caviar non plus. Coucou Maria & Vladoo.). Mettons une 5e et une 6e (alors qu’une 6e et une 5e ce serait con, y a aucune raison que l’on compte à reculons les rues, à moins que tu ne viennes dans l’autre sens, et encore les numérotations ne changent pas en fonction de ta position par rapport à la Seine AU CONTRAIRE DE PARIS (HAHA double parenthèse, + 500 points.)(ah j’ai oublié d’écrire dans la parenthèse : donc oui, « au contraire de Paris », commentaire très con. Bourg-en-Bresse par exemple doit avoir fait sa petite merde toute seule, je les vois mal être désespérés au point de tout faire par rapport à la Seine.) Ouais, y a des conneries du genre quand t’es perpendiculaire à la Seine, les numéros sont croissants sur ta gauche ou sur la droite enfin bref.). Et bien sur la 25e entre la 5e et la 6e, les numéros seront a priori entre 500 et 600 (ah ouais et puis à Prague y a un magasin trop cool où il vendent de la vodka au cannabis, et de l’absinthe aussi, en libre service.). Entre la 6e et la 7e les numéros vont du 600 au 700. Et c’est tout le temps comme ça.
    SAUF
    : DES FOIS.
  • Quand tu commandes un CD allemand sur Amazon, ( »mais pourquoi  tu fais ça ? ») il atterrit à Fernley, Nevada. Alors que moi quand je vais à Las Vegas, j’atterris pas dans le Nevada, j’atterris dans l’Utah parce que Thomas a décidé de manger un hamburger chez Wendy ’s et nous a fait louper l’avion. HUHUHU.
  • Le danois c’est moche. Ça ressemble un peu à … comment dire ça.  Ben en fait, ça ressemble à, ben ouais, à rien en fait. Je crois que le truc qui se rapproche le plus du danois,  si ce n’est le suédois, le norvégien et le martien, c’est le cri du fils du chasseur quand il prend une balle perdue par Papa.
  • A Seattle, on PEUT voir des films turcs, mais faut payer (mouhaha).
  • Sujet d’actualité du jour : je ne comprends pas la conception des toilettes dans ce pays, mais j’ose pas prendre des photos de peur d’être expulsée pour maladie mentale. Et puis je me souviens d’un épisode de New York Unité Spéciale sur un mec qui filmait les toilettes des filles pour ensuite les revendre sur un site porno (je sais pas si on peut appeler ça un site porno, remarque) hébergé en République Tchèque. Oui, TOUJOURS en République Tchèque. Notez qu’en France on ne casse jamais de sucre sur la Tchéquie (ça doit être le 3e effet Kiss Cool de la conférence Munich, allez les mecs on avait dit qu’on en parlait plus).
    Donc aux USA quand tu vas aux toilettes, tu te coltines une sorte de disproportion inquiétante. En fait, une disposition inquiétante. J’admets, les portes ont des fentes de 3cm sur les côtés. Mais surtout, quand tu vas te laver les mains tu as droit un robinet qui déverse l’eau sur le rebord, un pousse-mousse (et non un POMPLAMOOSE, premier mot en français appris par l’ami danois) 20 cm trop bas pour toi, et puis tiens, un autre 20 cm trop haut pour toi. Idem avec les miroirs. Soit tu n’en as pas devant toi (et ça te force à aller spécialement te regarder et donc d’avouer ton narcissisme) soit tu en as, mais au niveau de la braguette (ça pourrait être conceptuel) et un autre au niveau de … 30 cm au-dessus de la taille moyenne des utilisatrices. Des fois que tu t’appelles Marge Simpson.
  • AHAHAHAH j’ai niqué le système !!! Alors comme ça on a pas le droit d’acheter de l’alcool en dessous de 21 ans. FAIL il suffit d’aller dans une pharmacie située dans le premier supermarché du coin et d’acheter de l’alcool pour désinfecter, tout ce qu’il y a de plus normal et finalement de pas si éloigné du bon vieux Schnapps de Papi Jürgen Mougeot. Ahah, la bière à 5% on peut pas mais 70° roulez jeunesse en sens interdit sur la I-5 sur une roue. Sont cons ces ricains.
  • Et surtout, louze Seattle, il est temps de l’avouer, moment histoire moment culture, la ville reprend le nom d’un chef indien. Oui mais dans la tradition indienne si tu dis le nom d’un mort et ben tu troubles son sommeil éternel.

SEATTLE SEATTLE SEATTLE

MICHAEL JACKSON MICHAEL JACKSON

HERBERT LEONARD HERBERT LEONARD (ah non pardon il est pas mort)

ARIELLE DOMBASLE ARIELLE DOMBASLE (ah MERDE elle est pas morte*)

    * Ok BHL ne prends pas ça comme une nouvelle preuve du complot contre les juifs nouvelle preuve de l’antisémitisme ambiant dans la société, la preuve, je viens de manger des cacahuètes. Grillées. EN PLUS.

    On a tous peur de quelqu’un.

    Posted on | novembre 6, 2009 | No Comments

    Et ce quelqu’un, c’est ma coloc.

    Pas de chance, hein ?

    • Elle se lève à 4h30. L’heure à laquelle je me couche. Encore un peu et je vais lui proposer de revendre nos serrures, on n’en a pas besoin si y a tjrs quelqu’un de levé. (Oulà faut que j’arrête les soirées Esprit du Capitalisme es-tu là.)
    • Elle se lève avec les poules MAIS ça ne l’empêche pas d’avoir cours à 10h20 et de partir en laissant une montagne de vaisselle dans l’évier. Ce qui me permet par la suite de faire mon Facebook vivant et de la stalker sur ce qu’elle mange. J’aurais dû me douter qu’un premier indice serait dans le frigo avec le colonel Moutarde et le chandelier de Hannukah : tout ce qu’elle bouffe possède une étiquette écrit en chinois/japonais/petits dessins rigolos. Tout ça finit dans des récipients digne des meilleures dinettes. Enfin, je crois. J’ai jamais eu de dinette, c’est un des grands regrets de ma vie avec le fait de ne pas être grande belle et lusophone propriétaire d’une petite maison chatoyante dans les bois. Oui, de ne pas être un travelo brésilien à Paris, en quelque sorte. Bref. Mini tasses, mini verres, mini couverts, mini assiettes, de préférence en forme de fleurs ou de feuilles. Tout d’un coup j’ai l’impression d’être un ogre qui a débarqué chez les schtroumpfs, mais jaunes. Chez les Simpsons Lilliputiens si vous préférez.
    • Quand elle est arrivée, elle a amené tellement de trucs (depuis le JAPON) qu’elle n’a plus pu arriver jusqu’à son lit (mais retourne jouer à Tetris putain). J’avais de l’espoir que derrière sa façade austère, ma coloc adorée cache une chambre de débauche totale. C’est plausible pour moi, elle se ramène si souvent avec une nouvelle plante que ça pourrait être une manière déguisée de ramener du terreau pour ses cultures de plantes qui font rire. Elle a vécu au Vietnam/Chine/Japon, alors peut-être qu’elle croit que ses fougères sont de très bons plants de cannabis de contrefaçon. En tout cas déception, sa chambre c’est un temple bouddhiste  Hello Kitty où trône une happy lamp, juste à côté du jardin zen (ah remarque, peut-être qu’elle sniffe le sable). Une lampe qui donne de la lumière « solaire » pour combattre une maladie secrète de Seattle qui te ferait déprimer (heureusement qu’il fait moche donc, sinon ce serait les bisounoursx10^42, quelle horreur). Y en a qui sont jamais allés à Dunkerque hein. Fonctionne aussi : Paris 15e, Rungis, Arcueil, Villejuif. L’avantage de ces deux dernières villes étant qu’à la manière du quadrillage américain, tu peux facilement donner des rdv sur le modèle « rdv croisement *insert here random communist guy*/*insert here some random … communist guy*.
      Notre cuisine quand à elle surnage à peine entre les ustensiles so KAWAI =^^’=, comme le couvercle que tu mets sur le riz quand tu le micro-ondes et ça le désèche moins, les petits trucs en forme de cochon que tu mets dans le four jusqu’à 220°C (ça sert à les mettre dans le four jusqu’à 220°C), ou encore le galet en alu qui enlève l’odeur d’ail des couverts ou qqc du genre. Etant donné qu’elle mange pas d’ail, l’intérêt est limité.
    • Elle a décoré l’appart. Alors ok maintenant on a une nappe sur la table (merde, et le orange juice pong, je le fais comment ?) et des plantes un peu partout, ok on a des lampes. Mais le poster de Mona Lisa en peanut butter/jelly « Andy Warhol style » à côté des reproductions de peintures chinoises, c’est vraiment obligé ?
    • En fait je crois qu’elle n’est pas humaine. Elle a ce petit sourire zen plein de pitié et de compassion, ce petit rire tranquille, ce petit regard d’une analphabète en pleine dictée de Bernard Pivot quand on délire avec mes autres colocs sur les ceintures avec caméra intégrée. A chaque minute t’as l’impression qu’elle va se craquer et qu’elle va commencer son yoga pour éviter de te sauter dessus parce que t’as PAS ENLEVÉ TES CHAUSSURES. Et surtout, surtout. Elle marche pas. Elle glisse avec des petits chaussons en soie.
    • Sa major c’est histoire de l’art. Ça c’est bien la matière qui sert à rien mais qu’on a envie de donner à tous ces gens qui ont assez de patience pour rester 2h devant un verre brisé à un vernissage, avant d’annoncer que c’est révolutionnaire pour notre siècle (on est d’accord que le commun des mortels aurait râlé sur l’incapacité de la femme de ménage).
    • Pendant trois semaines elle a étudié comme une folle pour son cours de science. Sur la … météorologie. Tous ensemble, sa major c’est, c’est ? HISTOIRE DE L’ART. Donc son truc compte QUE DALLE. C’est comme si à ScPo on m’avait dit « hey n’oublie pas de réviser pour ta visite médicale, tu sais, là où on te demande si t’entends des voix et si tu te sens espionné, ça vaut bien zéro crédits ! Mais si, c’est important zéro crédits.« .
    • Quand elle est revenue de son midterm, qu’est-ce qu’elle a fait ? Toute personne normale serait partie dormir, facebooker, rêvasser, se bourrer la gueule (ou l’inverse). MAIS NON elle a nettoyé la maison de fonds en combles « pour se détendre ». *musique d’X-Files*
    • En parlant musique, elle écoute exclusivement du jazz et de la musique classique. Un jour que je serai de mauvaise humeur je vais mettre à fond Rammstein on va rigoler (et si je suis en mode suicidaire, je passerai Christophe Maé, comme ça on mourra d’une hémorragie interne de l’oreille externe).
    • Elle nous a proposé une sortie un dimanche matin. SON matin. 6h.
    • Comme je ne suis qu’amour et éducation cathololique,  généreusement je fais l’intégralité de la vaisselle de la maisonnée de temps à autres. Le lendemain, elle avait remis toute sa vaisselle dans le lave-vaisselle pour la RElaver. Je crois qu’elle a pas confiance. Va falloir que je lui rappelle que Paris n’est pas en Bretagne et donc que du mazout et des cormorans morts ne sortent pas de mon chapeau Tata Yoyo.
    • Ma coloc indienne a oublié de débrancher le rice cooker sacré pendant la nuit. Sans le mettre en marche hein, juste elle l’a pas débranché. Le lendemain, réunion de crise autour du lieu du crime et appel à l’autodénonciation. Le lendemain matin, le rice cooker avait disparu. FAUT PAS LA FAIRE CHIER ma coloc.
    • D’un autre côté elle a subi un traumatisme violent qu’il faut lui reconnaître. Lors de sa première année d’univ, une de ses amies l’a « traînée dans une frat » et je crois qu’ils étaient trop bourrés pour lui ouvrir par la porte principale parce que pour une obscure raison, elle a du rentrer par la fenêtre de la cave (?!). Elle s’est cognée, et elle a passé sa soirée à pleurer tandis que les mecs de la frat lui faisaient un bandage géant avec de la glace du congélo et du papier toilette. Ca la fait toujours pas rire. C’est bien con, parce que moi si.
    • Ah ben tiens, aujourd’hui 22h54, elle est partie se coucher. Moi je commençais à peine à réfléchir à ce que je pourrais bien me faire à dîner (je vis à l’heure de Wellington, c’est un choix personnel). Question que je me pose toujours à 2h10 d’ailleurs.

    Mais sinon, elle est sympa haha. Sincèrement, je l’aime bien. Juste, j’ai une préférence marquée pour les gens fous, ou assimilés comme tels, et globalement un peu plus extravagants (je suis jalouse en fait). Best of des histoires de roommates que j’ai pu glaner jusque là.

    10. La roommate qui met le feu au micro-ondes de l’étage d’un dorm, un classique.
    9. La roommate catho pratiquante, dont l’essentiel de la conversation se résume à un redondant « Good for you ! *sourire bienheureux* » (déformation linguistique de « God for you » au bout du 4e calice).
    8. La roommate étrange, qui possède deux paires de tongs devant sa chambre, et qui, quand elle te voit, pousse un petit cri et referme rapidement sa porte.
    7. La (classique aussi ?) roommate nymphomane tendance sado-maso.
    6.  Le roommate qui  ne peut baiser qu’avec de la techno à fond au milieu de la nuit.
    5. Les roommates qui font des concours de « depuis combien de temps tu n’as pas pris de douche ? ».
    4. La roommate ultramusulmane qui se met à hurler parce deux de ses voisins viennent de sortir en courant de la chambre d’en face, en hurlant, totalement nus (ça sent le mauvais réveil post-soirée arrosée).
    3. Les roommates qui sortent en courant de la chambre, nus et en hurlant.
    2. La roommate qui sent les T-shirts des colocs pendant qu’elles prennent leur douche. ( »This means you definately should check who your roommates are on Facebook. ». « Uuuh, do you really think that’s the kind of thing you put on Facebook ?! »)
    1. La roommate gothique qui tapisse la chambre de posters de métalleux et de pentagrammes, allume des bougies étranges, et se réveille au milieu de la nuit pour faire des prières à Satan.
    Fun fact : cette roommate habitait avec la catho. Oh ben ça valait bien le coup de poser des questions type Tournez Manège pour assigner les gens en fonction de leur caractère. A Seattle si ma mémoire est bonne on te demande si tu fumes, si tu bois, si tu es outgoing, si tu prévois d’inviter plein de gens dans ta pauvre chambre de 5m² que tu partages à 2, si tu ranges…  A noter qu’à Oberlin, deux des 6 questions sont « accepteriez-vous d’avoir un/une/euh coloc transsexuel/le/euh ? » & « vous droguez vous ?« .

    Je suis totalement d’accord avec l’utilité de la deuxième question, y a des choses qui sont plus fun à deux, et comparer la longueur des antennes des élephants roses fuschia en fait évidemment partie.

    « Cher DAIE, jé kiffé ma rasse Seattoule »

    Posted on | novembre 2, 2009 | 6 Comments

    Souvenez-vous, amis pipoteurs en 3A.

    Il y a un peu plus d’un an, nous étions la première promotion à chercher activement quoi raconter dans nos fichus rapports de stages de terrain. Soit parce qu’on avait rien foutu pendant 1 mois (version vendeur de ski nautiques au Sahara), soit parce que c’était trop chiant (version conseil régional), soit parce que quel stage ah oui merde le papier que j’ai rapidement fait signer à Papa PDG entre deux fêtes à Ibiza (version Jean Sarkozy).

    Et pourtant il fallait bien remplir ces 5 pages avec pour catégories :

    1. « Description du contexte et de l’activité (1 page)
      Cette partie vise à situer le poste que l’élève a occupé au sein de l’unité à laquelle il a été intégré dans l’organisme d’accueil.
      Il s’agit d’une description succincte de l’organisme et de l’unité, puis d’une description détaillée de l’activité, à travers une journée de travail type.
    2. Le stage de terrain : inventaire des compétences développées (1 page)
      Cette partie vise à faire l’inventaire des
      savoirs, des savoir-faire et savoir-être que l’élève aura pu développer au cours de son stage. « Si vous deviez communiquer sur ce stage auprès d’un recruteur, qu’auriez-vous envie d’en dire ? »
    3. Rapport d’étonnement (3 pages)
      L’élève rend compte dans cette partie de ce qui, dans l’expérience du stage de terrain, l’a touché, surpris, fait réfléchir ou évoluer.
      Il part des représentations (ou idées reçues) qu’il avait du travail demandé et du fonctionnement de l’organisation. Il identifie et problématise un ou deux thèmes qui, selon lui,  pourraient faire l’objet d’un travail de recherche en sciences sociale.
      « 

    Tout ça pour 6 crédits.
    Et on me les a donnés MOUHAHAHA.

    Bon moi je pensais que c’était parce que les gens de ScPo Avenir avaient kiffé mon humour. En fait que nenni, une amie a demandé à une des responsables « Mais les rapports de stage, avouez, vous les avez pas lus …« , et elle a répondu « beeen c’est qu’il y en avait beaucoup« . (La même amie qui a demandé à un responsable de l’école de journalisme pourquoi il y avait un quota, et on lui a répondu qu’avoir une promo de 100 personnes pour 90 chômeurs ça servait à rien.) Il n’empêche que le jour où ils vont imprimer ça, ils vont rigoler.

    Rapport de StageCeci est un rapport de stage.

    Alors il faut replacer dans le contexte, j’avais lancé un concours, et parce que mes amis sont des boulets, je suis la seule à avoir participé, le jour de la remise du rapport (d’où les monstrueuses fautes/typos) évidemment.

    Toujours est-il qu’à un moment je donne rendez-vous à mes lecteurs pour parler de la Zoubida dans mon rapport de 3A et je n’y manquerai pas. En hommage à Cédric Prunier que j’ai eu du mal à regarder sans rigoler tout au long de l’année (surtout la fois où je l’ai croisé avec une valise et où une amie m’a dit que ça y est, il avait lu mon rapport de stage, et qu’il venait me demander d’empaqueter mes affaires), j’ai décidé de réfléchir dès maintenant à quelque chose de GRAND.

    Je prends l’octroi de mes 6 crédits de la dernière fois comme une preuve d’encouragement dans ma connerie. A priori, j’ai 17 crédits par trimestre, ça en fait 51 en tout, je peux pas envoyer de la gnognotte, ce serait pas correct.

    Jeunes gens, tous ensemble, rendons la monnaie de leur pièce à la DAIE. Saluez une dernière fois votre 3e année par un trait d’humour, par une originale folie ! Pas trop non plus hein, on rigole mais on respecte les règles ( »correctement rédigé, orthographié et présenté » = avec des phrases, pas de langage SMS, sur du papier. Oui moi aussi ça me fait chier, j’avais pensé au spectacle de claquettes.). On t’a dit 20 000 signes, tu flirteras avec la limite à 40 000. On t’a dit tu mets la liste de tes cours, tu la mets. Juste, tu arranges.

    Exemple. Je tiens à dire que je suis particulièrement déçue par le rapport de Robin, illustre prédécesseur à Seattle, qui vient d’être mis en ligne. Je dis non Robin. Je dis pas cool, pas bien, pas glop, pas Chuck Norris approved.
    Nooon, un mec comme toi (qui ne me lit pas, mais je m’en fous) ne fait pas un paragraphe sur l’espace restauration du HUB tout en expliquant qu’il a pris ECON 301 parce que c’était la « contrepartie d’ECON 300″. Il est passé où le gars qui faisait un exposé sur les effets positifs de la bière en cours d’anglais ? Il est où l’homme que j’ai admiré chanter Hasta Siempre Che Guevara en cours d’espagnol ? Et puis depuis quand tu dis que les gens sont d’origine chinoise ou coréenne, qu’il y a des églises chrétiennes de congrégations différentes, que c’est un choc culturel  (tu kiffes ce mot, je le sens, si je le savais pas à la base, j’aurais presque pu dire que t’étais de Sciences Po) mais tu rajoutes tout de suite que tu dis ça « sans connotation péjorative » ? Mais tu te rends compte que l’employé de base qui a lu (ou pas) ton rapport, il a été choqué ? T’as frustré le raciste anticlérical qui était en lui.

    T’as fait pleurer un gars, Robin.
    C’est mal.

    Moi je rêve d’un monde où la moitié de la promo ferait un rapport de 3A en version roman photo. En couleur. En taille A3 minimum. Je rêve d’un monde où un étudiant à Athènes ferait graver dans du marbre son rapport, un étudiant à Berlin joindrait une currywurst, et un étudiant en Thaïlande joindrait ben, un enfant.

    Vous qui écrivez des blogs, servez-vous en ! Pourquoi ne pas imprimer une anthologie de vos meilleurs textes pour la DAIE ? Voire tous vos textes. Par exemple, je réfléchis à l’option « faire un rapport de stage composé exclusivement d’impressions d’écrans de mon blog collés bout à bout ». Je pourrais même faire un fake blue screen of death à un moment. Ce serait drôle, je pourrais enchaîner sur une mini pièce de théâtre avec pour principal protagoniste Bill Gates. Originalité, pédagogie, adaptation : j’ai envie de dire, validation.

    La classe américaine sera sponsorisée par Kurt Cobain.

    UFC Que Choisir – Classement USA 2010

    Posted on | octobre 23, 2009 | 1 Comment

    Nadine de Rotschild a dit, avant les résultats d’affectation (avant la remise des listes en fait) :

    « Je pense, très chers amis, qu’il y a juste deux conceptions tooootalement radicaaaales. Il y a ceux qui vont aux « States », afin d’assurer une réelle carrière, et « les autres » qui vont se dorer la pilule au soleil, hihihi passez moi l’expression, mais non, espèce de gueux, avec l’autre main et en faisant une révérence.
    Dans l’imaginaire du monde, des français donc (pléonasme), de toute façon, il n’y a que ce classement, et vous devez absolument le respecter si vous ne voulez pas finir en chômeur ou journaliste (pléonasme).

    1 – Les Ivy que tout le monde connaît : Columbia, Harvard, Princeton, UPenn
    2 – L’Ivy dont tout le monde se fout : Cornell
    3 – Les univ qu’on croit être Ivy : Duke, Georgetown, Berkeley
    4 – Les univ trop bien parce que quand même, c’est une grande ville : Boston College/Univ, New York Univ, Univ of Chicago, UCLA, Univ of Pittsburgh
    4ex – Les univ trop bien parce que « je connais pas la géographie des USA »: University of Washington, Washington University
    5 – Les univ trop bien parce que quand même, il est connu le mec : George Washington University, John Hopkins University (bénéficie de la renommée de son cousin, Anthony), Hamilton College (quand même, ce petit Lewis, il y va fort), Condolezza Rice Univ
    5ex – L’univ à qui on pardonne de reprendre le nom d’un État parce qu’il fait chaud + bonus grande ville pour certaines : Univ of California

    —–LIGNE DE RESPECTABILITÉ—–

    6 – Les univ « bien tenté, un personnage censé être connu mais on le connaît pas » : Sarah Lawrence College
    6ex – Les univ « sur un malentendu ça peut passer mais pas forcément sur un CV » : Howard University prononcée comme Harvard, & University of Missouri à Columbia. Bon ok Columbia Missouri mais Columbia quoi.
    7 - Les univ pourries parce que reprenant les noms des États : Univ of Arizona, Illinois, Michigan, South Carolina, Virginia, Wisconsin
    7ex – Les univ nulles mention « vas-y on me la fait pas en géographie » : Hampshire College (même pas dans le New Hampshire), Vanderbilt University (aux Pays-Bas), Oberlin College (même pas à Berlin), Vassar College (en Suède, chez les Vasa)
    8 – Les univ qu’on connait pas : American Univ, Middlebury College,  Tufts Univ, Tulane Univ, Wesleyan University
    9 – Les univ de bonnes soeurs : St Mary’s College of Maryland, Univ of Notre Dame, Univ of North Carolina at Chapel Hill
    9ex – Les colleges pour lesbiennes : Barnard College, Bryn Mawr University, Mount Holyoke College, Smith College, Wellesley College
    10 – Le froid : Northwestern Univ
    10ex – CLARK GABLE (est tjrs mort) : Georgia Tech, Emory Univ
    11 - Les crocodiles : Univ of Florida (oui, quand même)
    11ex – Les petits dinosaures : University of Denver
    12 – Les universités à jeux de mots foireux
    - L’université des boulets : Boulder, Colorado
    - L’université du marketing (copyright) : Marquette Univ
    - Hamilton College à Clinton ! lol
    13- Louze : Programme trilatéral Northwestern/Panamerica/et surtout ScPo Paris.
    14 – Le reste. »

    Puisse la ligne de respectabilité dissiper les brumes de ton ignorance, jeune 2A en quête d’une lumière rassurante dans les ténèbres jetées dans ton coeur par le Cédric Prunier menaçant.

    BONUS : comment faire une vraie liste.

    • Si tu veux les USA, ne mets que les USA (hein Cédric).
    • Si tu veux une univ aux USA, ne jamais prononcer le mot « stage » dans l’enceinte de ScPo et a fortiori encore moins dans ta liste. Ce mot doit être banni de ton vocabulaire et de celui de tes proches au même titre que « University of Arizona » (à moins que tu ne veuilles vraiment y aller, mais cela ne me regarde pas).
    • Je ne suis jamais allée voir Matthew Thomas, je suis à Seattle. Tirez-en les conclusions que vous voudrez. Personnellement, je considère qu’on s’est tous les deux économisé du temps perdu, et sinon c’était pas correct vis à vis de ceux qui le cherchent. Sachez néanmoins que chaque année, gueuler après les résultats d’affectation permet de changer considérablement ces mêmes résultats (mais faut pas le dire fort).
    • La DAIE n’est pas bienveillante. La DAIE se fout de ton projet personnel (raison de plus pour en inventer un). La DAIE n’est intéressée que par le sien : se débarrasser de son seul boulot de l’année le plus vite possible afin de passer à la partie fun, la partie où elle rapatrie des morts de Colombie et des expulsés des USA. Ce qui signifie que ton sort sera probablement scellé non pas par une personne dotée de sentiments mais par une fonction random avec pour variable « y a t’il dans cette liste une université dont personne ne veut ».
    • Pour cette même liste, je ne saurais trop te conseiller de lire le forum scpo, qui se chargera de t’expliquer que ta liste est très bien mais que toi par contre t’es trop nul. En bonus, les anciens gonfleront le classement de leur université, et les élèves posteront de fausses listes qui te feront changer la tienne une bonne quinzaine de fois. Tu crois qu’on t’a parlé des asymétries d’information pour rien en 1A ?

    Bonne chance.

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