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Simon says.

huskyplate

Simon Monceau a tenu à sponsoriser un post “Ça va se savoir, dans le petit théâtre de la vie, mais la vie est-elle un théâtre ou un cinéma, car nous mettons bien du cinéma dans notre vie et de la vie dans notre cinéma, le petit cinéma où nous allons, des fois, parfois, quelques fois toi toi mon tout mon toit, et nous en avons des crises de foie”.

  • J’ai compris le système de numérotation (bon ça fait bien 1 mois mais j’avais pas le temps -mouhahahahrf rire gras- d’écrire) des maisons. Tu prends une rue. Mettons, la 25e (tiens, et si on testait la capacité distrayante des parenthèses). Tu fais des croisements (je vous ai dit qu’en polonais on dit pas “saoul comme un polonais”, non, c’est pas forcément source de fierté nationale, mais “saoul comme un russe” ? ET C’EST VRAI que les russes y vont pas avec le dos de la cuillère à caviar non plus. Coucou Maria & Vladoo.). Mettons une 5e et une 6e (alors qu’une 6e et une 5e ce serait con, y a aucune raison que l’on compte à reculons les rues, à moins que tu ne viennes dans l’autre sens, et encore les numérotations ne changent pas en fonction de ta position par rapport à la Seine AU CONTRAIRE DE PARIS (HAHA double parenthèse, + 500 points.)(ah j’ai oublié d’écrire dans la parenthèse : donc oui, “au contraire de Paris”, commentaire très con. Bourg-en-Bresse par exemple doit avoir fait sa petite merde toute seule, je les vois mal être désespérés au point de tout faire par rapport à la Seine.) Ouais, y a des conneries du genre quand t’es perpendiculaire à la Seine, les numéros sont croissants sur ta gauche ou sur la droite enfin bref.). Et bien sur la 25e entre la 5e et la 6e, les numéros seront a priori entre 500 et 600 (ah ouais et puis à Prague y a un magasin trop cool où il vendent de la vodka au cannabis, et de l’absinthe aussi, en libre service.). Entre la 6e et la 7e les numéros vont du 600 au 700. Et c’est tout le temps comme ça.
    SAUF
    : DES FOIS.
  • Quand tu commandes un CD allemand sur Amazon, (“mais pourquoi  tu fais ça ?”) il atterrit à Fernley, Nevada. Alors que moi quand je vais à Las Vegas, j’atterris pas dans le Nevada, j’atterris dans l’Utah parce que Thomas a décidé de manger un hamburger chez Wendy ‘s et nous a fait louper l’avion. HUHUHU.
  • Le danois c’est moche. Ça ressemble un peu à … comment dire ça.  Ben en fait, ça ressemble à, ben ouais, à rien en fait. Je crois que le truc qui se rapproche le plus du danois,  si ce n’est le suédois, le norvégien et le martien, c’est le cri du fils du chasseur quand il prend une balle perdue par Papa.
  • A Seattle, on PEUT voir des films turcs, mais faut payer (mouhaha).
  • Sujet d’actualité du jour : je ne comprends pas la conception des toilettes dans ce pays, mais j’ose pas prendre des photos de peur d’être expulsée pour maladie mentale. Et puis je me souviens d’un épisode de New York Unité Spéciale sur un mec qui filmait les toilettes des filles pour ensuite les revendre sur un site porno (je sais pas si on peut appeler ça un site porno, remarque) hébergé en République Tchèque. Oui, TOUJOURS en République Tchèque. Notez qu’en France on ne casse jamais de sucre sur la Tchéquie (ça doit être le 3e effet Kiss Cool de la conférence Munich, allez les mecs on avait dit qu’on en parlait plus).
    Donc aux USA quand tu vas aux toilettes, tu te coltines une sorte de disproportion inquiétante. En fait, une disposition inquiétante. J’admets, les portes ont des fentes de 3cm sur les côtés. Mais surtout, quand tu vas te laver les mains tu as droit un robinet qui déverse l’eau sur le rebord, un pousse-mousse (et non un POMPLAMOOSE, premier mot en français appris par l’ami danois) 20 cm trop bas pour toi, et puis tiens, un autre 20 cm trop haut pour toi. Idem avec les miroirs. Soit tu n’en as pas devant toi (et ça te force à aller spécialement te regarder et donc d’avouer ton narcissisme) soit tu en as, mais au niveau de la braguette (ça pourrait être conceptuel) et un autre au niveau de … 30 cm au-dessus de la taille moyenne des utilisatrices. Des fois que tu t’appelles Marge Simpson.
  • AHAHAHAH j’ai niqué le système !!! Alors comme ça on a pas le droit d’acheter de l’alcool en dessous de 21 ans. FAIL il suffit d’aller dans une pharmacie située dans le premier supermarché du coin et d’acheter de l’alcool pour désinfecter, tout ce qu’il y a de plus normal et finalement de pas si éloigné du bon vieux Schnapps de Papi Jürgen Mougeot. Ahah, la bière à 5% on peut pas mais 70° roulez jeunesse en sens interdit sur la I-5 sur une roue. Sont cons ces ricains.
  • Et surtout, louze Seattle, il est temps de l’avouer, moment histoire moment culture, la ville reprend le nom d’un chef indien. Oui mais dans la tradition indienne si tu dis le nom d’un mort et ben tu troubles son sommeil éternel.

SEATTLE SEATTLE SEATTLE

MICHAEL JACKSON MICHAEL JACKSON

HERBERT LEONARD HERBERT LEONARD (ah non pardon il est pas mort)

ARIELLE DOMBASLE ARIELLE DOMBASLE (ah MERDE elle est pas morte*)

* Ok BHL ne prends pas ça comme une nouvelle preuve du complot contre les juifs nouvelle preuve de l’antisémitisme ambiant dans la société, la preuve, je viens de manger des cacahuètes. Grillées. EN PLUS.

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Listen to me

emmamorin

« Je veux raconter avec des mots d’une syllabe tout pas très bien mais assez bien, et alors il n’y a pas de rideau car rideau est un mot de deux syllabes »

Salle comble au Théâtre de la Bastille pour la troisième représentation de Listen to Me : le public ne s’y sera pas trompé. Un “hors-série” présenté jusqu’au Vendredi 13 Février qui laisse pourtant entrevoir l’excellente programmation du théâtre de la Bastille, pour qui apprécie de se laisser porter entièrement par les innombrables facettes et possibilités du théâtre, jusqu’à perdre tout repère conventionnel. Un texte écrit et traduit en français par Gertrude Stein, une conception d’Emma Morin, unique actrice dans ce monologue étonnant et déconcertant, et un étonnant jeu de lumières par Laurent Bénard, font de cette pièce un tout à la fois homogène et perturbant, qui finira par nous laisser bouche bée.

« Et maintenant la terre est complètement couverte de gens et personne ne sait à qui personne ne ressemble et alors il n’y a aucune difficulté pour aucun doux William. Doux William dit que assez est assez mais ce n’est pas ce qu’il veut dire. S’il pouvait Lillian serait Lillian serait. »

Un plateau dépouillé (une table, deux chaises, un verre d’eau et un mystérieux écran projetant une pièce blanche et vide) rendent l’attente intrigante. Très vite, les lumières accompagnent les mots de ce texte de 1936, où l’on retrouve tous les indices du mouvement dada. Pour le profane de Sciences Po ou d’ailleurs, l’écoute pourrait faire penser à une plongée dans les sombres pensées d’un John Rawls sous un voile d’ignorance récitant sous ecstasy du Simon Monceau (Ca va se savoir). Pourtant, les jeux de mots, de langue et de sons d’Emma Morin nous plongent doucement dans une valse de mathématiques où les “caractères” se comptent et s’excluent, questionnent leur existence et leur matérialité. Deux personnages, Doux William et sa Lillian se cherchent indéfiniment dans ce monde sans repères où pourtant “personne n’est perdu parce que la terre est couvert de gens et les gens sont des gens”… Les caractères se questionnent dans ce qui semble être une pièce déconstruite, dépecée dans une liste d’actes et de scènes, de phrases, de mots et de caractères, désormais conversants sur l’existence de la lumière, de la Lune, jusqu’à la conclusion que les chiens savent que la Lune n’est pas une lumière puisque les lumières sont partout.

Dans un jeu à la fois simple et complexe, Emma Morin endosse ce texte à bras le corps pour créer une atmosphère étonnante. Un succès mérité.

« Actes tous ensemble  C’est ainsi
Que la terre
Est là
Premier acte      Oui
Premier acte      Oui
Acte tous ensemble    C’est ainsi
Ne pas aller
Mais aller
Et venir
»

Listen to me de Gertrude Stein, interprété par Emma Morin
Théâtre de la Bastille
76 rue de la Roquette, 75011 Paris
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8 )
http://www.theatre-bastille.com ou tél: 01 43 57 42 14

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